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VAISSEAUX SANGUINS DU POIS LOBULE

même temps que tous les noyaux sont colorés en rouge par la purpurine. On peut alors reconnaître qu'entre les capillaires et les travées, il n'y a pas de périthèlium d*Eberth. En revanche, de distance en distance les capillaires sont réunis par des cordons grêles, prenant leur origine sur les entonnoirs latéraux disposés sur leur trajet, ou sur leurs diverticules borgnes en forme de doigt de gant dont j'ai déjà parlé plus haut. Dans l'épaisseur de ces mêmes cordons, on voit qudquefois des noyaux. Il s'agit ici d'une disposition depuis longtemps signalée par His (1), et rapportée avec raison par Kôllikbr aux pointes d'accroissement des capillaires radiés du lobule. Toutefois, sur la marge dis ce dernier, et à son centre à une petite distance de la veine centrale, on voit le réseau des cellules fixes du tissu conjonctif envoyer des prolongements dans le parenchyme. Mais très rapidement ces cellules connectives, plates, rameuses et portant à leur surface les crêtes d'empreinte dues à l'impression des cellules hépatiques et des parois des capillaires radiés dans l'interstice desquelles elles se sont engagées^ disparaissent d'une façon complète. Il y a donc sur le pourtour du lobule, et à son centre autour de la veine sus-hépatique, des amorces de pénétration du tissu conjonctif réduit à ses cellules fixes, mais non point une pénétration de part en part, c'est- à-dire étendue du centre du lobule à sa marge.

Dans aucune circonstance pathologique non plus, on ne voit par le fait d'un œdème, soit congestif, soit par stase, se développer entre les travées hépatiques et les capillaires radiés, dans le plein du lobule, aucun espace que Ton puisse considérer comme un espace du tissu conjonctif.

§3. — CIRCULATION SANGUINE DU PARBNGHYxMB HÉPATIQUE

Le foie des vertébrés est le siège d'une double circulation. L'une d'elles est fonctionnelle, bipolaire veineuse: c'est la circulation porte. L'autre est simplement nutritive, artério-veineuse ici comme partout ailleurs; elle répond à la circulation de l'artère hépatique.

cireniatioB porfe. — Chacun conuait l'origine toute spéciale de la veine porte. Elle représente ce qui reste des voies de la circulation omphalo-mésentérique, de même que l'intestin représente ce qui reste du sac entodermique primitif après l'atrophie progressive de la vésicule ombilicale. La veine porte reçoit tout le sang en retour de l'intestin proprement dit, du pancréas et de la rate ; elle constitue la voie unique de sortie de ce sang. Cette sortie ne s'effectue, chez les

(l) His, Zeitschrift fur Wissenschaftlichê Zoologie, t. X, p. 340, 1860.

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