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DISCUSSION

Sur une coupe du foie du Lapin, du Rat, ou encore du Chien, dont les vaisseaux sanguins ont été fixés -développés par l'envoi d'une solution d'acide osmique à 1 pour 200 dans la veine porte, on peut se convaincre que, dans tout le domaine du parenchyme formé par des travées hépatiques et les capillaires radiés, il n'y a, entre la paroi protoplasmique des capillaires et les travées, rien du tout d'interposé. La lame endothéliale du capillaire est directement adjacente k la surface des travées formées de cellules glandulaires. Je parle ici, bien entendu, du lobule normal et adulte. Si, maintenant, on pousse par la veine porte une injection de gélatine de façon à remplir complètement les capillaires du lobule, puis qu'on achève le durcissement par l'acide picrique et qu'on traite les coupes transversales ou sagittales par l'agitation dans l'eau sur le diapason actionné par un courant interrompu, on dégage sur nombre de points le réseau des capillaires radiés. Les cellules glandulaires des travées hépatiques sont chassées et l'on n'a plus sous les yeux que lestroma du lobule. On peut ensuite colorer ces coupes par la purpurine deRANViER et les examiner dans la glycérine formiquée à 1 pour 100, qui gonfle la gélatine de façon que tous les capillaires radiés se montrent exactement distendus, en

rences iibrillaires tout à fait étraogèrca à la conslitutioa des tissus. La transsudation forcée d*une masse à injection à travers les capillaires radiés, de même que la congélation, sont aussi parfaitement capables de disloquer la paroi embryonnaire de ces vaisseaux ou de développer des apparences fibrillaires dans le^ cimenta qui soudent les capillaires aux travées et les cellules glandulaires de celles-ci entre elles. Enfin, le dis positif décrit par Disse ne répond à aucune forme connue du tissu conjonctif.

Albert Oppel (Ueber Gilterfasem der menschichen Leber, Anat. Anzeiger, p. 65, 1891), qui a étudié le stroma fibrillaire du lobule par la méthode de Targent, en a tiré cette conclusion : qu*on ne sait pas exactement aujourd'hui quelle signification exacte attribuer aux filaments tendus entre les capillaires radiés. Aussi, propose-t-il de les appeler tout simplement « Gitterfasern » (faisceaux réticulés). Enfin, Moïse Frenkel (Du tissu conjonctif dans le lobule hépatique de certains mammifères, C. R. de la Société de biologie^ p. 38, 1892) a repris la question et il a retrouvé, sur des coupes du foie fixé par le liquide de Muller, débarrassées de leurs cellules hépatiques par Tagitation dans Teau, la fine dentelle intra-Iobulaire signalée autrefois par Hbring, et des cellules étoilées formant des gaines aux capillaires radiés. Les observations de Frbnrsl portent sur le foie c'e l'Homme, du Chien, du Chat, du Cheval, du Porc, du Mouton, du Rat et du Bœuf. Le nombre des cellules étoilées augmenterait avec Tâge, et ces cellules formeraient aux travées hépatiques une « membrane cellulaire réticulée » .

En somme, la question ne me parait pas du tout résolue. Pestime, en efiet, qu'on n'a de bûreté dans l'appréciation que lorsque le réseau des capillaires radiés étant rempli par une bonne injection, on est, d'autre part, arrivé à chasser sur une certaine étendue Jes cellules hépatiques qui occupent leurs intervalles. Alors on ne voit, en réalité, que les pointes d'accroissement entre les vaisseaux et aucun périthélium autour d'eux. Toutefois, je me garderai bien d'affirmer qu'il n'y ait pas autre chose; je reviendrai sur ce sujet à propos du pancréas. En tout cas, il ne s'agit pas ici d'une formation de tissu conjonctif ressortissant aux variétés connues.

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