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IRRIGATION ARTÉRIELLE DU PARENCHYME HEPATIQUE

artérioles qui marchent avec les canaux biliaires inter-lobulaires et fournissent k ces derniers, ainsi qu'au tissu conjonctif des bandes portobiliaires, une série de réseaux capillaires élégants. Les réseaux ressemblentabsolument à ceux des lames detissu conjonctif ou del'épiploon non fenêtre. Ils entourent les canaux biliaires d'un lacis de branches capillaires lâches, qui les suivent jusqu'aux passages de Hering. Ce sont là exclusivement des capillaires artériels. De distance en distance, on en voit quelques-uns se détacher du réseau, longer la surface d'un de? lobules que sépare la bande ou la bandelette porto-biliaire, puis s'ouvrir dans les capillaires radiés de la marge de ce lobule. Ce sont là les veines radiculaires portes de Ferrein (flg. 912, x,œ'). De même, les capillaires hépatiques des passages de Hering s'ouvrent aussi dans les capillaires radiés. Les capillaires portes, afférents par rapport à la veine centrale, sont donc efférents par rapport aux capillaires issus de l'artère hépatique. Ils répondent au pôle veineux du réseau bipolaire artério-veineux de la circulation nutritive du foie.

Une telle disposition n'existe nulle part ailleurs que dans le foie. Elle a deux conséquences très importantes. La première est de laisser à la partie non remaniée de la glande hépatique, — c'est -à -dire à l'arbre biliaire, — la vascularisation ordinaire, commune à toutes les glandes vraies. Nous verrons que les réseaux du canal cholédoque et de la vésicule biliaire, par exemple, sont artério-veineux : l'artère étant fournie par l'artère hépatique, et la veine étant tributaire de la veine porte. De même entre les lobules, les réseaux sanguins des canaux biliaires sont fournis par l'artère hépatique et ont pour voie d'issue les capillaires portes. La seconde conséquence est que, par la voie des capillaires décurrents d'origine hépatique qui, sous le nom impropre de a veines radiculaires portes de Ferrein » abordent le parenchyme sécréteur du lobule par les capillaires radiés, les travées glandulaires du foie reçoivent une certaine quantité de sang artériel. Elles peuvent ainsi puiser quelque peu d'oxygène dans le sang qui les baigne de toutes parts, bien que ce sang soit veineux. — Mais les ramuscules radiculaires sont en somme peu nombreux et, en outre, ce sont là des branches grêles, issues de réseaux capillaires enveloppant les canaux biliaires ou parcourant le tissu conjonctif des bandes porto-biliaires. Ils véhiculent donc un sang d'origine artérielle il est vrai, mais dont l'oxygène est déjà en partie réduit.

L'apport d'oxygène est, par suite, peu considérable à l'intérieur du lobule; aussi, les cellules hépatiques sont-elles très sensibles à l'anoxémie. Je serais porté à expliquer ainsi la facilité extrême avec laquelle elles subissent la stéatose dans certaines circonstances. J'ai vu en effet la stéatose généralisée du foie succéder, par exemple, à une intoxication par l'oxyde de carbone, alors que les autres tissus n'en présentaient aucune trace. De même, s'expliquerait l'apparition

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