AIRES DB PLEINE CIRCULATION ET DE CIRCULATION REDUITE
de la stéatose en premier lieu dans le foie au cours de TintoxicatioD par le phosphore blanc On pourrait aisément multiplier ces exemples.
Aires de pleine eirealation et de elreulatlon réduite dans le Ubale
hépatique. — On peut aisément les déterminer par la méthode des injections incomplètes. On sait que, dans ce cas, la matière àiDJection file aisément dans les réseaux les plus perméables, ceux dans lesquels la circulation est le plus large et facile, tandis qu'elle ne pénètre pas dans les aires où cette circulation est au contraire réduite. Cela posé, on reconnaît d'emblée que, dans le lobule, une injection quelconque et faite par n'importe quelle voie vasculaire manque toujours par la périphérie, le centre du lobule étant en revanche constamment injecté. C'est dans ce cas qu'on voit le mieux la disposition terminale de la veine centrale, avec son étoile de Hering. Le centre du lobule, répondant à la veine sus-hépatique et aux capillaires larges qu'elle reçoit à toutes les hauteurs, est donc l'aire de pleine circulation lobulaire. C'est là que la vie par le sang est le plus active. On en acquiert une preuve en considérant, d'ailleurs, ce qui se passe dans la transformation graisseuse des travées hépatiques. Chez le phthisique, où cette transformation est de nature régressive et traduit la langueur des actes nutritifs au sein des tissus, c'est la marge du lobule qui devient graisseuse. C'est au contraire le centre qui se surcharge de graisse quand celle-ci se produit en vertu d'un processus actif, comme il arrive chez les femelles des mammifères au début delà lactation (1).
(1) A ce propos, je dois signaler en passant rancienne opinion de Ghrzonszgzewset. Il pensait que Tartère hépatique se continue avec les capillaires portes du centre du lobule, tandis que ceux de la marge sont alimentés par la veine porte. — En effet, quand, après avoir injecté dans le sang des animaux du carmin ammoniacal, il liait Tartère hépatique, les capillaires de la périphérie du lobule recevaient seuls de carmin et leurs noyaux endothéliaux se coloraient en rouge. En revanche, les capillaires du centre du lobule ne recevaient pas de carmin et leurs noyaux ne se coloraient pas. Au contraire, s'il liait la veine porte, le centre des lobules présentait seul des capillaires dont les noyaux étaient colorés par le carmin. Mais les expériences déjà anciennes et bien connues de Cohnheim et Littsn ont fait de suite abandonner la manière de voir de Chrzonszczewsky. Ils injectèrent dans le sangdublea d'aniline soluble dans Teau après avoir lié tantôt Tartère hépatique, tantôt la veine porte; puis ils le précipitèrent en place par la solution de sel marin à 7 pour 1000. Dans ces conditions, la veine porte étant liée, les capillaires radiés se remplissent de bleu. La veine porte et l'artère hépatique étant liées, le centre seul du lobule est coloré en bleu, par reflux du sang des veines sus -hépatiques dans les capillaires radiés circonvoisins. Les branches veineuses portes et les branches artérielles hépatiques sont donc bien les vaisseaux afférents du lobule et commandent la circulation d'apport des capillaires radiés. Le centre du lobule est bien, d'autre part, le lieu de circulation maxima du lobule et son aire de pleine circulation, puisqu'il continue a être rempli de sang lorsqu'on a lié les deux vaisseaux afférents qui l'abordent par sa marge. En dehors de là^ le réseau capillaire intra-lobulaire est parfaitement homogène, formé de yaisseaux communiquant entre eux librement dans tous les sens et