‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 394 sur 489 · ÊQUIVALKNGB DU LOBULIN RÉ:NAL ET D*UN CORPS DE WOLFF ENTIER · texte numérisé non relu

ÊQUIVALKNGB DU LOBULIN RÉ:NAL ET D*UN CORPS DE WOLFF ENTIER

l'aboutissant de trajets glomérulo- radiaux plus ou moins nombreux mais toujours multiples. Il n'y a pas de rayon médullaire qui n'en reçoive qu'un seul. Je donnerai le nom de lobulin rénal à l'ensemble des trajets glomérulo-radiaux branchés sur un seul et même rayon médullaire : c'est un corps de Wolff. — Le lobule, répondant à la somme des rayons médullaires et à celle de leurs trajets gloméruloradiaux respectifs, est un bouquet de lobulins dont les artères marginales forment le système sanguinifère, et les rayons médullaires le système urinifère. Le sang non épuré arrive par les artères interlobulaires. L'urine toute faite est enlevée par les rayons médullaires. Le filtre émulgent est intermédiaire aux deux et siège dans le labyrinthe rénal. L'étude analytique de la substance corticale, active du i rein, se réduit donc à celle du lobule, et dans ce dernier à celle du lobulin rénal : c'est-à-dire au système émulgent dépendant d'un tube collecteur ou rayon médullaire. Elle peut même se ramener avec avantage à l'analyse du trajet glomérulo-radial, et à sa comparaison avec le système, tout à fait homologue, d'un corpuscule de Malpi- ! ghi et du canalicule qui lui fait suite dans le corps de Wolfi. 1

L €orpvscale de Malpt^hi i — Vtltre gloméralalre. — Les COrpus-

cules de Malpighi occupent dans chaque lobule une place qui n'est pas définie, sauf qu'ils sont toujours en dehors de la pyramide de Ferrein et semés dans l'emmêlement des tubes contournés. Dans les j

coupes sagittales (perpendiculaires à la surface) d'un rein dont les i

vaisseaux sanguins ont été injectés, soit avec une masse à la gélatine et au bleu de Prusse soluble, soit avec une solution de nitrate d'argent à 1 pour 400, ils se montrent appendus comme des fruits sur les i artères inter-lobulaires, qui montent droit sur les limites des lobules. Par rapport à l'artère, ils sont pédiculisés par le rameau glomêrulaire, ou artèriole afférente y qui se détache de l'artère inter-lobulaire transversalement ou & angle peu aigu. Le trajet de celte artériole afférente est variable, mais toujours assez court. Elle atteint le corpuscule de Malpighi par l'un de ses pôles, et, par ce même pôle, od voit ressortir Vartériole efférente. — La constitution histologique de ces deux vaisseaux artériels diffère beaucoup.

L'artériole afférente (fig. 948), imprégnée d'argent, montre un endothélium continu doublé d'une couche hélici ne, elle aussi continue, de fibres musculaires lisses disposées autour du vaisseau sur une seule rangée (rein du Lapin). L'artériole efférente montre aussi un endothélium continu; mais sa couche musculaire est courte, composée chez le Lapin de trois, quatre ou cinq fibres-cellules enroulées autour du vaisseau, juste à son point d'émergence de la capsule glomérulaire. Au delà, l'artériole reprend la constitution histologique d'un capillaire, et, après un trajet variable, elle se continue en effet avec le réseau des capillaires inter-tubulaires.

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