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TUBES COLLECTEURS DE L'URINE, VOIES URINIFÈRES DU RÉNICULE

Parvenue dans le canal large et droit qui répond dans la pyramide de Ferrein au rayon médullaire, l'urine est toute formée et ne subira plus au delà de modifications dans sa constitution. Le rayon médullaire est déjà un canal collecteur. Avec lui commence le règne d'un revêtement épithélial dont le type nous est déjà connu : c'est celui de répithélium du canal de Wolff. Il est essentiellement formé de cellules cylindriques claires, disposées sûr une seule rangée quand les tubes collecteurs restent de calibre étroit. Mais il peut se stratider quand les canaux vecteurs deviennent larges ou se renflent en réservoirs, comme c'est le cas -de l'uretère et de la vessie urinaire.

Voles nriniières dn rénicnie. — Daus le système d'une pyramide résumant les voies urinifères du rein élémentaire ou rénicule, nous compterons trois segments formés de tubes branchés les uns sur les autres et devenant de plus en plus larges au fur et à mesure qu'on s'approche de la terminaison du système dans la cavité du bassinet. Le premier est constitué par les rayons médullaires ou tubes collecteurs rassemblés en un faisceau — Tirradiation médullaire ou pyramide de Ferrein, — au centre du lobule dans la substance corticale. Leur épithélium consiste en une rangée de cellules prismatiques claires, à beau noyau central que tous les réactifs de lachromatine teignent énergiquement. Nous les connaissons déjà.

Le second segment répond aux tubes collecteurs proprement dits

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logie ; car c'est en effet Bbluni qui a le premier reconnu leur nature tubuleuse (fistulse)^ et qui, en outre, a fait voir qu'on peut les remplir en injectant, les veines étant liées, les artères rénales avec un liquide diffusible tel que de Tencre. — Il montrait ainsi, et par une méthode vraiment histologique, du même coup que le rein est un filtre, et il précisait les relations fondamentales de sa formation tubuleuse avec le sys* tème artériel. Les tubes de Bellini occupent la pyramide ety forment un faisceau de canaux droits, convergeant sur la papille en s'ouvrant les uns dans les autres & diverses hauteurs et à angle aigu. Leur lumière devient en même temps de plus en plus large, leur épithéllum cylindrique de plus en plus haut. — Cet éptthêlium est implanté droit sur la paroi. Contrairement à ropinion de LuDwro {1), je le considère comme reposant non pas sur une lame de tissu conjonctif, mais bien sur une membrane propre- Cette membrane est une vitrée mince et sans structure, que Téosine hématoxjlique teint en bleu pâle après fixation de la pyramide par le liquide de Miiller ou Tacide osmique.

Arrivés au voisinage de la papille qui termine la pyramide, les tubes collecteurs de Bellini convergent brusquement les uns vers les autres; puis ils se résument en un petit nombre de canaux larges et courts, qui s'ouvrent tous presque au même point dans la canal papiUaire. Relativement très large et court, le canal papillaire constitue le segment terminal des voies urin itères du système de la pyramide. Il est revêtu d'une rangée de cellules épithéliales semblables à celles des gros tubes collecteurs de Bellini et de la surface interne du bassinet.

Ordinairement, le canal papillaire n'est pas unique dans la pyramide. Chez le Lapin et le Cochon d'Inde, par exemple, il y en a deux f>u trois. Chacun d'eux répond alors à une branche de bifurcation du canal papillaire primordial, devenu maintenant le calice du bassinet répondant au rein élémentaire. A la surface de la papille, sur tout le pourtour des canaux papillaires et dans leurs intervalles, l'épithélium du bassinet subit chez le Cobaye un mouvement très intéressant, parce qu'il est absolument pareil a celui qui se passe dans l'épithélium du canal de Wolff des cyclostomes, et qu*il donne dans les deux cas la clef du mécanisme de la stratification de l'épithélium de Turetêre et de la vessie. Certaines cellules, au milieu des autres, deviennent plus allongées et pyramidales avec un pied d'insertion effilé. Leur pôle libre renflé fait saillie, et» entre plusieurs cellules pyramidales voisines les unes des autres, les cellules épithéliales restées cylindriques se trouvent pressées, réduites et reportées sur une ligne inférieure. L^acide osmique teint en brun foncé les cellules pyramidales; l'éosine

(1} Lu Dwia, article Rkin du Matiueî de Strichkei (edUi. sugUîse de New-York, p, 467).

colore en rouge lumineux leur protoplasma devenu hyalin, comme colloïde. Ce sont ces cellules qui, plus loin, dans l'uretère Qt la vessie, formeront la rangée superficielle de répithèlium devenu stratifié : celle que Turine ne pénètre pas, et qui s'oppose è la résorption de celle-ci le long des canaux vecteurs et dans le réservoir terminal.

Dans toute l'étendue de la pyramide, on trouve des anses de Henle qui y sont engagées et qui dessinent leur boucle à diverses hauteurs. En dehors de cette boucle, les deux branches de Tanse sont ascendante et descendante et parallèles entre elles. D*autre part, les tubes de Bellini se branchent k angle aigu et marchent droit vers la substance corticale. Enfin, les artères et les veines droites ont la même direction, et les capillaires dessinent en majorité des mailles allongées dans le sens des tubes droits. Il en résulte que, sur les coupes sagittales d'une papille, la plupart des tubes glandulaires et en grande majorité les vaisseaux sont coupés en long ou obliquement ; tandis que dans une coupe transversale, ils sont à peu près tous sectionnés en travers. Vers la base de la pyramide, les anses de Henle sont très nombreuses et occupent d'une façon quelconque les intervalles des tubes de Bellini. Dans la papille, elles sont moins nombreuses. De plus, on peut aisément constater, chez le Lapin par exemple^ que la plupart des tubes de Henle sont groupés au pourtour de la papille, tandis que les tubes droits sont rassemblés vers le centre. L'ordonnance des tubules sécréteurs par rapport aux canaux collecteurs reste donc jusqu'au bout la même que dans le lobule Vénal, où les premiers sont marginaux, tandis que les seconds sont centraux.

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