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FiG. 962. — Substance médullaire de la capsule surrénale du Veau. Fixation par les vapeurs osmiques dans la chambre humide. Coloration à Téosine hématoxylique. Conservation dans le baume du Canada après passage successif dans Talcool éosiné, Tessence de girofles et Tessence de bergamote. — (Ocul. 1, obj. 4 de Leitz; chambre claire.)
a, cordons formés de petites cellules polygonales; — 6, cordons médullaires infléchis en arc; — /■, cordon médullaire coupé en traver« en un point de son parcours où il se tord : il semble alors figurer un tube glandulaire à cellules ordonnées en rayons de roue, mais qui n*aurait poiiil de lumière (la place de celle-ci est tenue par les cellules qui, au point de torsiqo. oot chnn>:c de sens et ont été sectionnées en travers); — (/, cf, groupes de cordons surrénaux niootrant la disposition des travées inter-cordonnalcs : celui à la gauche de l'observatear insère un faisceau de liljrcâ iiiosculaires lisses; — v, iuiuière béante des capillaires sanguins.
une inflexion en anse (fig. 692, c). Dans ce dernier cas, le vaisseau sanguin ou la travée connective se coiffent du cordon réfléchi; et sur une coupe en travers, ils semblent occuper, par rapport aux cellules surrénales, la place d'une lumière glandulaire.
Les cellules médullaires sont absolument les homologues de celles des cordons hyalins de la surrénale des oiseaux. Exactement fixées dansleur forme parraction instantanée de l'acide osraique, elles se montrent formées d'un noyau ovalaire ou arrondi, bien développé et dépourvu
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* GRANULATIONS ZYMOGENKS DES CELLULES MEDULLAIRES. 1651
d'empreintes, placé au sein d'un corps cellulaire très réfringent et comme vitreux. L'aspect flou de ce corps protoplasmique est uniquement dû au plasma de haute réfringence diffusé dans toute la cellule. Ce plasma, en particulier chez le Bœuf, jouit de la propriété de se colorer intensément en rouge d'acajou, sous l'influence des bichro mates alcalins. L'alcool le dissout en rétractant la cellule fortement, et l'acide osmique au contraire le fixe en place. Sur les cellules qui n'ont pas du tout subi la vacuolisation, on peut voir, après coloration par l'hématoxylineetréosineet à l'aide d'un bon objectif à immersion homogène, que le corps cellulaire est rempli de très délicates granulations colorées en rose violacé, qui sont placées en série suivant la hauteur de la cellule, quand celle -ci est allongée comme c'est le cas dans les cordons médullaires arqués, — sur les confins par exemple de la substance médullaire et de la corticale. Quand le plasma réfringent est sorti de la cellule avec les gouttes sarcodiques, on distingue ces granulations du premier coup; Alexander (1) et surtout Carlier (2) les ont rapprochées des granulations zymogènes de certaines glandes. Ils auraient, de plus, saisi le passage de ces granulations dans les grands capillaires veineux, qui forment des sortes de sinus dans la substance médullaire. Les cellules des cordons fourniraient en ce cas une sécrétion interne dont les vaisseaux veineux représenteraient les voies d'excrétion, tout comme les lymphatiques répondent à celles des sécrétions thyroïdiennes.
Quand les cellules des cordons médullaires ont été mal ou trop lentement fixées, ou au contraire saisies net par un réactif qui rétracte les éléments anitomiques comme l'alcool fort, elles reviennent sur elles-mêmes énergiquement et prennent un aspect stellaire très irrégulier. Elles sont moins vulnérables dans les cordons médullaires enroulés en glomérule sur la marge des deux substances ou engagés plus ou moins loin dans la substance corticale, que «îans la partie majeure de la substance- médullaire qui entoure le noyau connectif et la veine centrale. Ces dernières cellules, quand elles n'ont pas largement vacuole, reviennent alors légèrement sur elles-mêmes et prennent un aspect filamenteux, dû à la prépondérance des travées protoplasmiques inter-granulaires longitudinales, qui alors deviennent de beaucoup plus accusées.
Vaisseaux sanguins et lymphatiques, — Chaque capsule surrénale reçoit trois artères. La supérieure provient de la diaphragma-
(1) Alexander, UntersuchuDgen liber die Nebennieren und ihre Beziehungen zum Nervensystem (Beïtrâge z, path. Anatomie und z. allg, Path.^ t. XI, H 1, p. 145-197, 1892).
(2) CARLïBRjNote on the structure of suprarenal body (Anat, Anzeiger, A, VIlï, p. 443-445, 1892-1893).
directe de l'aorte; l'inférieure naît de l'artère rénale ou d'une de ses branches. Au voisinage de la glande, ces artères donnent des branches de distribution en nombre variable : Kôlliker (1) en a compté jusqu'à vingt. Celles qui s'engagent dans la substance médullaire sont moins nombreuses ; elles pénétrent par le hile et suivent la direction de la veine centrale. Mais le plus grand nombre de petites artères abordent la surrénale par la périphérie. Elles se ramifient très richement* dans la capsule fibreuse ; et de ce réseau intra-capsulaire (Vialleton) (2), partent ensuite, comme l'a indiqué Grandry (3), deux ordres de vaisseaux artériels. Les uns pénètrent radiaJement, en suivant les cloisons fibreuses principales qui vont jusqu'à la substance médullaire, pour se ramifier dans celle-ci tout comme les artères qui ont pénétré par le hile : ce sont les artères nourricières. Les autres se résolvent immédiatement en un rets de larges capillaires radiés, tout à fait comparable à celui d'un lobule hépatique fœtal (4), et se comportant par rapport aux cordons surrénaux comme il a été dit plus haut. — Au niveau de la zone réticulaire, brusquement ou après que les grands capillaires, courant entre les cordons, ont pris des inflexions tangentielles, naissent les capillaires veineux. Ils le font exactement comme les capillaires veineux d'un ganglion sympathique, c'est-à-dire par des culs-de-sac énormes par rapport au capillaire vrai correspondant. Chez le Chien, j'ai [ u mettre en évidence des culs-de-sac veineux borgnes, doublés à leur extrémité d'un amas de petites cellules, c'est-à-dire comparables aux capillaires veineux fœtaux en voie de croissance (voy. t. I, p. 861). Ceci montre que les grands capillaires veineux de la zone réticulaire et delà substance médullaire sont des branches de végétation de la veine centrale, raccordées secondairement aux capillaires corticaux d'origine artérielle.
(1) KoLLiKER, Elém. d^ Histologie humaine^ 2« édit. franc., p. 669.
(2) Vialleton, Struct. de la capsule surrénale (Leçons faites à la Faculté de Montpellier, recueillies par Grynfeltt. Nouv» Montpellier médical^ t. Vil, 1896).
(3) Grandry, Journ. de VAnat, et de la Physiologie^ 1867.
(4) Vialleton, frappé de cette ressemblance du dispositif des capillaires surrénaux avec ceux du lobule hépatique, a voulu savoir si ces capillaires sont ou non demeurés embryonnaires. Les injections de mélange osmio-picro-argentique ont rais en évidence un endothélium régulier dans tous les capillaires du réseau capsulaire et dans les veines médullaires. Sur les capillaires corticaux, Timprégnation ne donne ]>aB de des^n endothélial, sauf en certains points de façon douteuse. J'étais de mon côté arrive à un résultat tout semblable par Temploi de la même méthode. Il faudrait, avant de conclure, savoir si la réduction de l'argent n*est pas ici empêchée par une action du tissu cortical lui-même ; car les capillaires n'ont pas ici les caractères tranchés de vaisseaux embryonnaires, sauf sur certains points de la zone réticulaire, où 1 on trouve des terminaisons veineuses en cul-de-sac, c'est-à-dire du type fœtaL Cette question appelle donc de nouvelles recherches.
muïuquentles uns avec les autres, poupin tercep ter un ]e les mailler duquel circulenl les cordons surrénaux for lijalines. Les petites veines, dont la paroi e^t intime au parenchyme, prennent sur nombre de points la fon autour des petits Ironcules nerveux ; ou bien elles s'é' ! quement en sinus. De plus, en s'engageant sur un c dans Taxe des cordons surrénaux, elles ordonnent cellules médullaires par rapport à leur lumière. Alors parfaïtement, sur les coupes transversales ou exaclen t.!ordonSj une lumière glandulaire située au ceiitre : même temps aussi, dans ce cas (1), la veinule ou lî doublée d'une gaine de cellules médullaires (Dogiel) e rang unique ou sur deux, radialement par rapport b i occupe le centre. Ce sont ces faits qui ont amené ; MoERS (2), Arnold, H. Stillino, à admettre que L bores par les cellules médullaires ont pour voie d'exci seaux veineux de petit calibre» dont la paroi se rédui (veinules) ou presque (petites veines) à une simple lign C. Alexander et d'autre part Carliër ont même signa granulations, d'apparence zymogène et semblables à et glandulaires, dans la lumière des vaisseaux veineux médullaire (3),
De ce rets de grands capillaires veineux, resseral: du centre des lobules hépatiques^ mais ici développt partent une série de veines collectrices qui se jettent t V en orme veine centrale, comparable de son coté à une tique intra-lobulaire devenue géante. Cette veine ceii béante, a sa paroi doublée de nombreux faisceaux di laires lisses à direction longitudinale, parallèles cous<l direction du vaisseau. C'est de ces faisceaux que part*! en distance, les pinceaux de libres lisses qui vienneu
(1) Ddgwl, Arch. f. Ânat.u. Phys, (Anat, AbLh.), 1*^94.
(Z) MoERBj Ueber den feineren Bnu der Nebeanierea (T t. XXIX).
(3) Je n^ai pu me fairt uoe opinion sur rexactitude oa rinesactil vaiioii. Sur les capsules* aurrénalea les mieui fiiées, là où ka C! ii\int poÎDt du tout vacuole, je u^ai jamais trouvé aucune ; rapulïi âeau^. Quand^ au contraire^ ila'cst fait un départ plua ou moinâ ai codiques, ceïles-ci, en dlH'uiantteutraîtient souveutuvec elles des venant de cellules, et les véhiculent daas la lujuière vaaculaîre ci \«s W^uGB de ciment* Même obaervation pour lea globules rouges sion observés pûv Altld (diè par LuiuhscHi Ergûb, d. ail g. Pat dans (;'ertaiuea cellules de ta ione réticulée. Cei celluïes renfen pigment, comme je Tai indiqué yXw^ baul.