‹ Traité d'histologie pratiqueChapitre 418 sur 489 · TOPOGRAPHIE HISTOLOGIQUE DU TESTICULE · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE HISTOLOGIQUE DU TESTICULE

Le testicule d'un mammifère, celui de l'Homme, par exemple, est constitué par un grand nombre de tubes très longs, enroulés et pelotonnés, à l'intérieur desquels l'épithélium séminal produit les spermatozoïdes; ce sont les tubes séminifères. Ces tubes se réunissent par groupes de trois ou quatre en un canal excréteur commun, le tube droit, et chaque groupe constitue un lobule. Le testicule est donc composé d'un grand nombre de lobules individualisés chacun par un canal excréteur. Les tubes droits, très courts, confluent vers lehile de l'organe en un réseau, le réseau de Haller. De ce réseau partent des vaisseaux efférents au nombre de 10 à 15, qui sortent du testicule et vont se jeter séparément dans le canal de Vépididyme. Les vaisseaux efférents, sinueux, pelotonnés sur eux-mêmes, constituent la majeure partie de la tête de l'épididyme : la partie terminale ou queue de cet organe étant formée par les flexuosités du canal épididymaire. Ce dernier devient ensuite rectiligne et, rejoignant les autres éléments du cordon spermatique, il prend le nom de canal déférent.

Le testicule, comprenaiit les lobules sécréteurs et la partie initiale des voies d'excrétion, est limité par une capsule fibreuse, Valbuginée. L'albuginée testiculaire, de même que la capsule fibreuse plus mince

(1) Prenant (1887) avait adopté la nomenclature de Sertolx, d'après laquelle spermatogonie = cellule germioative, spermatocyle = cellule séminifère, spermatide ■= nématoblaste^ et il Tavait étendue aux termes de la préspermatogénèse.

168i TOPOGRAPHIE DU TESÏICULK.

qui enveloppe répididyme, est revêtue d*uno couche endothéliale qui représente le feuillet viscéral de la séreuse vaginale, diverticule du péritoine.

En faisant macérer le testicule et répididyme dans de l'eau faiblement acidulée qui gonfle le tissu conjonctif, ou bien en le faisant bouillir dans Teau puis en achevant délicatement la dissection, on peut, à l'exemple des anciens anatomistes, isoler les lobules, dégager les tubes séminifères et excréteurs, les dérouler, etc. Chez certains animaux, tels que le Rat, les tubes séminifères sont gros, lâchement unis par un tissu conjonctif rudimentaire. On les distingue aisément à l'œil nu sous l'albuginée transparente et, après avoir incisé cette membrane, il est facile de les dissocier (1). Chez l'Homme et les mammifères supérieurs, on peut constater que les tubes séminifères présentent des ramifications, des bourgeons latéraux en culs-de-sac, des anastomoses entre les tubes d'un même lobule et même entre les tubes de lobules voisins.

La topographie des diverses parties constituantes de l'organe est facile à déterminer sur des coupes totales faites dans différents plans et examinées sous un faible grossissement. On voit alors que les lobules sont séparés les uns des autres par des espaces conjonctifs plus larges que ceux qui séparent les tubes d'un même lobule; que ces lobules, généralement cunéiformes, ont leur sommet adjacent h un noyau de tissu fibreux appelé le corps (VHighmore, Le corps d'Highmore est véritablement le bile du testicule. C'est à son niveau, au point de contact entre le testicule et la tête de répididyme, que les vais * seaux efférents spermatiques quittent la glande. C'est là que pénètrent les artères et que prennent issue la plupart des veines et des lymphatiques. De ce point, le corps fibreux d'Highmore s'enfonce dans le testi cule, soit en restant adjacent à son bord épididymaire (Homme), soit en gagnant le centre de Torgane (Chien et la plupart des petits mammifères). Dans le corps d'Highmore sont logés les tubes droits et le réseau de Haller. De sa périphérie partent les cloisons conjonctives, qui séparent les lobules et vont rejoindre l'albuginée.

Etudions maintenant, en détail et isolément, chacun des éléments constituants de la glande génitale mâle : tubes séminifères, squelette fibreux, tissu conjonctif lâche, vaisseaux sanguins et lymphatiques, nerfs, canaux excréteurs.

(1) CeUe dissociation est d'autant plus facile que, chez le Rat, les tubes séminifërer. sont relativement peu pelotonnés. Sur une coupe peipendiculaii'c à Taxe du testicule, tous les tubes sont sectionnés en travers; sur uue coupe longitudinale, ih ^ont sectionnés en long ou bien obli(|uement.

MEMBRANB PROl'UK DU TUBK SKMINIFÈRE.

Page 1