STROMA GONJONGTIF, VAISSEAUX ET NERFS DE L'OVAIRE
. fitroaia eon|oiieUi. — Le stroma de Tovaire est formé d'un tissu conjonctif d'une texture assez ferme. Au-dessous de Tépithélium ovarique, on trouve une couche de tissu conjonctif dont les faisceaux sont généralement ordonnés parallèlement à la surface, et que certains auteurs appellent très improprement Valbuginéede Tovaire. Autourdes follicules, nous avons vu comment le tissu conjonctif se différencie pour former les thèques interne et externe. Dans le centre de l'organe, on trouve du tissu fibreux assez dense dans lequel cheminent les gros vaisseaux.
Comme dans le testicule, les cellules fixes du tissu conjonctif peuvent se différencier en cellules interstitielles volumineuses, sphéroïdales ou polyédriques, chargées de matériaux nutritifs partiellement graisseux. Il existe, quant à la forme, à Tabondance, à la répartition de ces cellules, les mêmes variations que pour le testicule ; mais les cellules interstitielles de l'ovaire ont été moins étudiées et sont bien moins connues. Outre celles que l'on rencontre constamment dans la thèque interne des follicules, il en existe aussi dans les cloisons conjonctives in ter-folliculaires.
Comme dans le testicule de certains animaux, il existe dans l'ovaire des fibres musculaires lisses, disposées en fascicules dans la région médullaire chez tous les animaux, et s'irradiant plus ou moins loin vers la région corticale. Rouget (1882) avait soutenu que ces fibres musculaires existent même dans la région folliculaire. Mais, chez la Femme du moins, ces fijpres n'existent pas ; on ne rencontre là que des cellules conjonctives fusiformes, à noyau très allongé, qui ressemblent effectivement aux noyaux des fibres musculaires lisses. C'est avec raison d'ailleurs que Rougbt assigne à ces faisceaux de fibres lisses médullaires un rôle important dans l'érection du bulbe ovarique et, par suite, dans la rupture des follicules qui résulte de cette érection.
Yaisaeaax Mngiiina. — De l'a'rcade anastomotique des deux artères utérine et ovarienne, longeant le hile de l'ovaire, partent chez la Femme dix à douze branches artérielles qui pénètrent dans la zone médullaire de l'organe. Ces artères ainsi que leurs ramifications sont