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SIGNIFICATION GÉNÉRALE DU DISPOSITIF DE SOUTÈNEMENT

nale ne poursuit, avec un développement variable, tout le long des faisceaux nerveux. Il devient plus accusé dans ceux des nerfs qui, coro me les collatéraux des doigts de l'Homme, du Chien, etc., sont davantage exposés aux pressions extérieures. Il devient tout à fait accusé dans les gros nerfs des animaux de haute taille, au niveau de la traversée des masses musculaires puissantes. C'est là qu'apparaissent seulement les nodules hyalins et les tiges flbro-hyalines de soutènement chez le Cheval, l'Ane et aussi le Bœuf. Quand on sectionne en travers un gros nerf — tel que le médian — engagé au milieu des muscles, on voit que tous les faisceaux nerveux qui le composent sont doublés de nodules hyalins ou de liges hyalines sur un même côté : celui répondant à la périphérie du nerf. Ou du moins, si le faisceau a plusieurs tiges de soutènement autour de lui, il y en a au moins une en dehors. Comme, d'autre part, les nodules hyalins se retrouvent sur tous les nerfs des grands animaux tels que ceux, par exemple, qu'on sacrifie à l'Ecole vétérinaire de Lyon, j'en ai conclu qu'ils ne constituent pas des formations pathologiques, mais bien des pièces adventices d*adaptation appartenant au tissu ôbro-hyalin, et que développe le tissu âbreux de la gaine lamelleuse proprement dite entre sa surface interne et le faisceau nerveux, lorsque ce dernier doit être protégé et soutenu contre les vulnérations extérieures indéfiniment répétées, telles que celles résultant de Ténorme moment d'inertie des muscles paii^sants du bras, de l'épaule, delà mâchoire. Chaque fascicule possède alors une petite corde dorsale en miniature. Si les muscles sont moins puissants, comme chez THomme ou chez le Chien, le Mouton, etc.« la petite formation de soutien, n'étant pas motivée par la fonction, ne se développe pas. A l'appui de cette conception, viennent les observations des liistologistes qui, comme Schultze, ont mis l'existence des nodules hors de conteste dans des nerfs tout à fait normaux et dans certains cas particuliers chez l'Homme (1).

(1) Je dois mentionnei' une autre interprétation: Kopp, Langbans, Trzebinski, ont VII que les nodules hyalins se développent d'une manière constante le long des faisceaux nerveux chez les animaux privés de corps thyroïde et, à titre exceptionnel, dau3 plusieurs autres cas. Vanlair les considère comme caractéiisant la variété de névrite à laquelle il a donné le nom de périnévrite et de mésonévrite noduleuse. U ajoute que les caractères cliniques de cette névrite particulière sont encore mal 4i^ terminés. Je suis d'autant plus porté à admettre que les nodules hyalins peuvent se développer sous Tinâuence de circonstances pathologiques, que j'ai, dès le début, relevé ce fait : que chez les solipèdes où on les rencontre le plus développés, lés fui sceaux nerveux renferment toujoui's un certain nombre de fibres nerveuses dégéuéréeâ comme celles d*un segment périphérique d*un nerf sectionné et, à côté de celles-ci, d'autres fibres à moelle présentant sur leur trajet des <c segments courts iiiUiri^alaires ». Ce sont de vieux animaux pour la plupart et dont les grands muscles ont beaucoup travaillé, qui souvent ont été surmenés, — conséquemment ayant exercé des QLiions de force multipliées sur les nerfs voisins. Or, c'est là même la condition esifentieile, à mon sens, de la formation des nodules hyalins. La cachexie strumiptive

TISSU CONJONGTIP PÉRIPASGIGULAIRE DES NERFS. 871

liflMi eomtowteaî périfM«ieoUiire. — Quand les cordons nerveux sont formés de plusieurs faisceaux, ceux-ci sont reliés par une formation connective dont les faisceaux et les fibres élastiques sont entremêlés dans tous les sens, comme dans le tissu conjonctif lâche souscutané. Les cellules fixes ne sont pas ordonnées par rapport aux faisceaux conjonctifs. C'est là le tissu connectif « interfasciculaire » ou a périfasciculaire », qui est diffus et sert de voie aux vaisseaux sanguins du cordon nerveux. Ces vaisseaux se distribuent au nerf dans le sens de sa direction axiale et, chemin faisant, ils émettent des réseaux destinés au tissu conjonctif interfasciculaire. Dans nombre de ces réseaux décurrents, se développent des pelotons adipeux allongés eux aussi suivant la longueur du nerf et qui sont surtout nombreux à la périphérie de celui-ci, — jouant ainsi de leur côté le rôle de coussinets protecteurs à rencontre des actions de force venues du dehors.

Dans ce tissu conjonctif diffus, sont plongés les faisceaux nerveux enclos chacun par sa gaine lamelleuse doublée de la gaine tendiniforme. Il faut maintenant décrire celle-ci en détail. Immédiatement en dehors du cercle plus ou moins épais répondant à la gaine lamelleuse (cercle coloré en rouge sur les coupes en travers traitées par le picrocarminate ou Téosine), on voit que le tissu conjonctif s'est modelé, mais sans passer au type lamelleux ou engainant. Il a pris peu à peu l'aspect d'un tendon. La gaine lamelleuse est doublée par une ligne de tendons plats, entés les uns sur les autres en rangées concentriques, ou plutôt de rubans fibreux ressemblant à des tendons vrais quand on les coupe en travers, mais dont les espaces interfasciculaires ne renferment pas de chaînes de Ranvier. Les cellules fixes prennent l'empreinte des faisceaux tout comme les cellules tendineuses, mais elles ne sont pas soudées bout à bout par des lignes de ciment. Plus en dehors, le relief individuel des petits trousseaux fibreux engagés dans la gaine tendiniforme devient plus accusé. — Si Ton pratique dans un gros cordon nerveux, tel que le sciatique de l'Ane, une injection interstitielle de

agirait autrement. On sait qu'elle s'accompagne d^un développement exubérant de la aubfltance fondamentale du tissu conjonctif aboutissant au myxœdème. On pourrait* supposer que, dans ce cas, les nodules byalins doivent leur existence à une sorte de myxœdème de la gaine des faisceaux nerveux exagérant et compliquant, dans le sens de ses aptitudes évolutives, le dispositif intravaginal normal et constant, qui est celui des mésos périfasciculaires que j ai fait connaître et qui, lui, est plus ou moins développé, mais ne manque jamais entre la gaine lamelleuse et le faisceau nerveux qu'elle enclôt. — Quant à la cavité vaginale, on ne peut pas la considérer, ainsi que Tont proposé A. Key et G. Retzius, comme un prolongement de la cavité arachnoîdienne. Ce n'est pas là, en effet, une séreuse vraie, puisque le faisceau nerveux — pas davantage dans le plus gros nerf que dans le plus petit limité seulement par une gaine de Henle — ne porte à sa surface un endotbélium continu représentant un feuillet séreux vixcéral.

BANDES INTBRPASCIGULAIRES DE TISSU CONJONGTIP LACHE.

bleu de Prusse soluble en piquant le tissu coojonctif interfasciculaire, le bleu remplit exclusivement le tissu conjonclif lâche. On voit alors sur une coupe en travers chaque faisceau nerveux avec sa gaine tendiniforme, isolé sous forme d*un îlot arrondi plus ou moins festonné sur sa marge. Les festons répondent à la coupe en travers des bandelettes les plus externes de la gaine tendiniforme, que le bleu ne pénètre pas, sauf quand on a exagéré la pression de façon considérable. Dans

FiG. 706. — Coupe transversale du nerf sciatique de l'Ane, faite pour montrer la constitution plurifasciculaire du nerf et la distribution du tispu conjoactif lâche interfosciculaire. Pour cela, on a fait une injection interstitielle de gélatine colorée par le bleu de Prusse soluble; puis on a durci par Talcool fort. Coloration à réosine soluble dans l'eau. Conservation dans la glycérine. (Faible grossissement.)

La marche de l'injection dans le tissu conjonctif répond aux bandes plus foncées G, C, circonscrivant chacun des faisceaux nerveux à distance et ne pénétrant pas leur gaine teindiniforme G T.

G^ gaine laraelleuse proprement dite (colorée en rouge sur la préparation); — G T, gaine tendiniforme; — F, tissu connectif intrafasciculaire régnant entre jos fibres nerveuses; — FS, cloisons de refend des faisceaux nerveux qui vont se brancher à Pintérieur du nerf; — P3, cloisons divisant chaque faisceau en fascicules; — A, A, artères; — r, petits vaisseaux sanguins engagés dans le tisbu conjonclif périfasciculaire.

ce dernier cas, le bleu de Prusse file entre les bandes tendiniformes et développe leurs invervalles de moins pn moins facilement, sous forme de nappes bleues qui viennent mourir contre la gaine lamelleuse proprement dite. Celle-ci n'est jamais pénétrée, quelle qu'ait été la pression sous laquelle ait été faite Tinjectiou interstitielle (fig. 706).

La surface générale d'un cordon nerveux plurifasciculaire est en outre limitée par une membrane fibreuse continue, le névrilemme des anatomistes. Le névrilemme envoie, dans l'épaisseur des gros nerfs,

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