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TIGES HYALINBS ET GOUTTIÈRES LATERALES DES FAISCEAUX

parcours» à la gaine lamelleuse et au faisceau. Ce dernier est donc suspendu dans la cavité vaginale par une sorte de manchon formé par le système des mésos qui règne sur tout son pourtour, mais dont le développement est variable. En emprisonnant un liquide analogue k la mucine et au sein duquel se développent des cellules godronnées plus ou moins nombreuses, le système des mésos constitue autour du

faisceau un milieu semi-^ liquide, par conséquent à la fois incompressible, élastique et résistant, qui le protège effi- V cacement contre les

TX actions extérieures.

En outre, pour recevoir les nodules ou les

"kl

,X. Il tiges fibro-hyalines de

y. T.; ; soutènement plus ou

moins allongées qui, de distance en distance, prennent place au sein des mésos, le faisceau primitif se creuse d'une encoche qui se poursuit, dans le sens de sa lon> gueur, sous forme d'une gouttière latérale. La rigole dont le faisceau nerveux est ainsi creusé estoccupée, lorsqu'elle est un peu étendue, non plus par un nodule fibro-hyalin arrondi, mais par une tige fibro-hyaline renflée k son centre, effilée à ses extrémités, formant au niveau de son plein un ventre qui déprime le faisceau en dedans et qui soulève en dehors la gaine lamelleuse (fig. 704). Quand, ce qui n'est pas habituel, il y a au même niveau plusieurs tiges hyalines disposées autour du faisceau, la section transversale de celui-ci, au lieu de figurer un croissant embrassant la tige hyaline, prend la forme d'une étoile parce qu'il est creusé latéralement d'une série d'encoches. — Les nodules volumineux sont constitués le plus souvent par la réunion de nodules plus petits ayant à leur centre

Fig. 704. — Portion d'un grand faisceau de la portion sous-musculaire du nerf médian de TAne, montrant la coupe en travers d*une tige hyaline intravaginale. — (Fixation par Tacide osmique à 1 p. 100, coloration au picrocarminate, conservation dans la glycérine picrocarminée.)

Nf nodule répondante la Bection de la tige hyaline; — m, roéaoB reliant la tige hyaline à la gaine lamelleuse coupée obliquement en O L; — <•,#, cellules plates à la surface du faisceai) creusé en gouttière et à la surface correspondante du nodule hyalin; — G G, cellules godronnées du nodule hyalin; ~ F p, tibres nerveuses du/aisceaa, tassées au contact étroit à sa périphérie; — G p, tissu conjonclif tendiniforrae pérlfatciculaire.

PROLONaBMISNT DU DISPOSITIF DB SOUTIBN SUR LES COLLATÉRALES. 869

chacun un amas de cellules godronneés, et à leur périphérie des lames concentriques de tissu conjonctif . Ils sont eux-mêmes réunis et fondus en un seul par des lames connectives concentriques. Les tiges de soutènement, dont quelques-unes atteignent plus d'un centimètre chez l'Ane et le Cheval, sont constituées de la même façon : c'est-à-dire par des nodules conglomérés et fondus les uns dans les autres par des enveloppements concentriques. No- j», dules et tiges ont à peu près la consistance du corps vitré de l'œil et jouissent d'une élasticité parfaite.

On sait que, là où les faisceaux nerveux se préparent à se brancher, ils sont cloisonnés par des bandes de tissu conjonctif qui les subdivisenten fascicules et servent aussi de chemin aux vaisseaux sanguins. Très souvent, les éléments du tissu fibrohyalin et les cellules godrounées se poursuivent le long de ces bandes. Ils entourent les vaisseaux et dessinent autour d'eux des alvéoles renfermant un liquide offrant la consistance d'une gelée. D'autre part, le tissu fibro-hyalin accompagne souvent les petits nerfs, qui se dégagent latéralement des faisceaux assez souvent en traversant une tige de soutènement. La gaine lamelleuse de ces petits fascicules nerveux, provenant d'une subdivision de celle du faisceau, est en ce cas occupée, du moins sur un certain parcours, par un prolongement du système des mésos dans les alvéoles duquel on trouve un plus ou moins grand nombre de cellules godronnées. Certains fascicules nerveux, ainsi entourés d'une gaine lamelleuse multilamellaire dont la cavité vaginale renferme un tissu de soutènement compliqué, sont formés de trois, deux ou même d'une seule fibre à myéline. Il en est quelques-uns qui sont exclusivement réduits à une travée de fibres de Remak (fig. 705. — R.)

SIgntfieatloii générale da tissu de soutènement intravaginal des

eardans nerveux. — Le Système des mésos cloisonnant la cavité vagi-

Fi6. 705. — Deux nerfs fjfrêles du facial de TAne avec leur manchon hyalin intravaginal. (Même préparation que pour la fig. 704.)

G JL, gaine lamelleutie; — L, liquide intravagioal dan» une loge temi-lunaire; — B, cellules plates de )a surface du faisceau \ — l f, cloison intrafasciculaire subdivisant en deux le petit faisceau; — i?, G, cellules godronnées formant au faisceau une série de coussinets latéraux qui en sont séparés par des cellules plates F; — R, nerf nnifasciculaire uniquement formé de fibres de Remak; H, sa gaine unilamellaire; — S, tissu hyalin stratifié entourant le faisceau de Remak à Tintérieur de sa gaine propre.

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