‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 104 sur 553 · DEUXIÈME EXPÉRIENCE DE F. BERTIIOUD · texte numérisé non relu

DEUXIÈME EXPÉRIENCE DE F. BERTIIOUD

368. « Une montre à cylindre avait un balancier du poids du 4 grains et demi (24 centigrammes); il était beaucoup trop léger eu égard à la force motrice qui était de 7 gros et demi (un peu plus de 28 grammes 1 /2). La montre, dans cet état, réglée au gousset, retardait de 10 minutes en 1 4 heures, lorsqu’on l’exposait à la température de 1 degré au-dessous de 0.

« Ayant fait diminuer la force du ressort jusqu’à ce qu’il ne tirât que 5 gros et un quart (environ 20 grammes) , et la montre étant prête d’arrêter au doigt, je l’ai alors réglée dans le gousset et l’ayant ensuite mise au froid pendant 14 heures, elle retardait encore de 5 minutes. » Le défaut n’était corrigé que de moitié.

Berthoud, estimant que les résistances (qu’il attribue uniquement aux huiles) étaient trop grandes relativement à la force du balancier, fit faire un ressort qui tirait 8 gros et un quart (31 grammes 1/2 environ), et remplaça le balancier par un autre qui pesait 7 grains (37 centigrammes environ) . La montre, réglée de nouveau à la chaleur du gousset et ensuite exposée au froid de 1 degré au-dessous de 0, avançait seulement de 2 minutes dans le même espace de temps de 14 heures.

« Or, ajoute Berthoud, pour que cette montre n’avançât ni par le chaud ni par le froid, il ne fallait que diminuer le poids du balancier. »

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

8©9. Berthoud, que nous résumons, conclut de ses expériences, qu’une montre neuve doit être réglée de telle sorte, qu’elle avance par la chaleur. Cette avance, qui résulte de la plus grande liberté des mobiles et d’un excès de force motrice, se corrigera d’elle-même, quand les arcs de vibration diminueront d’étendue, c’est-à-dire quand les surfaces en contact se seront adoucies par leurs frottements mutuels, que les huiles auront pris une certaine consistance qui varie peu pendant assez longtemps, et qu’ enfin le ressort moteur aura perdu le surcroît de force que possède toujours un ressort neuf.

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