TROISIÈME EXPÉRIENCE DE F. BERTHOUD
370. « J’ai composé une montre qui fait 7,200 vibrations par heure. Le balancier pèse 19 grains 3/4 (1 gramme et quelques milligram.) , l’arc de levée est de 45°, la roue de fusée fait un tour en 4 heures et demie.
« J’avais fait faire un ressort qui faisait équilibre avec 3 gros 1/2 (13 grammes 4 décigram.), situés à 4 pouces (108 millimètres) du centre de la fusée; mais le balancier décrivait de trop grands arcs, en sorte que la montre avançait par la chaleur : j’ai fait affaiblir le ressort, en sorte qu’il ne tirât que 3 gros (11 grammes 4 décigr.) ; après avoir réglé la montre, le balancier décrivait des arcs de 240°. Dans cet état, la montre a été réglée, mise à plat et suspendue, et la chaleur du gousset, ni le porté n’en dérangent plus la justesse, tandis qu’ auparavant la chaleur la faisait beaucoup avancer; actuellement, la chaleur la fait retarder de une minute en 24 heures ; en ôtant un peu du poids du balancier, je puis la régler, de sorte qu’elle n’avance ni ne retarde plus par le chaud ni par le froid. On voit, par cette expérience, qu’une augmentation d’un demi-gros (un peu moins de 2 grammes) dans la force motrice produit des écarts très-sensibles, et combien il est essentiel de proportionner la puissance motrice avec le régulateur »
EXPÉRIENCE DE h. TAVERNIER.
371. Louis Tavernier a reconnu (385) qu’avec un cylindre trop
• Les expériences bien faites offrent toujours un côté instructif, un enseignement positif et sérieux. Aussi rapporterons-nous volontiers celles qu’on doit à F. Berthoud, et quoique nous soyons dans la nécessité, surtout à propos de l’échappement à cylindre, d’éliminer la plupart des considérations qui leur servent de commentaires. Chez Berthoud, l’expérience paraît avoir été faite avec soin, mais le raisonnement, qui la motive et l’explique, est trop souvent spécieux et dicté par un évident désir de contredire des contemporains de l’auteur.