‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 110 sur 553 · montre n° 7. — De qualité médiocre · texte numérisé non relu

montre n° 7. — De qualité médiocre

Platine 38 millim. (17 lignes). Balancier de 15 millimètres.

Rapport: B. : C. : : 15,5 *. 1.

Le balancier est lourd relativement aux montres de pareilles dimensions.

Durand une quinzaine d’années, le propriétaire de cette montre n’en a obtenu aucune satisfaction. Plusieurs horlogers l’ont inutilement revue et retouchée. L’un a changé le spiral; un second le ressort moteur; un troisième a remplacé le balancier primitif par un autre beaucoup plus lourd, etc. Aucun d’eux n’a réussi à la faire marcher régulièrement.

Cette montre nous fut apportée. Nous commençâmes par améliorer les engrenages; les trous en pierre, les uns mal polis, les autres trop épais. Les fonctions du barillet furent rendues faciles et sûres pour longtemps, et nous choisîmes un ressort-moteur fournissant la force motrice avec régularité et sans variations brusques. L’harmonie entre les trois élé-

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

ments du réglage (364) s’est trouvée établie, et la montre donne depuis de bons résultats, quoique son balancier soit un peu trop lourd.

Ces corrections nous étaient imposées par la disposition du calibre; autrement nous eussions préféré remplacer le balancier par un autre un peu plus grand et un peu plus léger, ce qui eût diminué l’influence des frottements et assuré, en conséquence, pour un avenir plus long, la conservation de l’équilibre des trois éléments, en rendant cet équilibre moins exigeant quant à la régularité de la force motrice.

387. montre n° 8. — Platine de 34 à 35 millimètres. Balancier de 15 millimètres.

Rapport : B. * C. * * 16,5 * 1.

Cette montre, dont le calibre avait été dressé par M. Leschaud, habile horloger génevois, s’est parfaitement bien réglée pendant environ deux années; puis, sans causes apparentes, elle a perdu sa régularité.

Un examen minutieux nous a révélé que ses variations devaient être attribuées à des changements survenus dans la force motrice et dans les surfaces frottantes des organes de transmission. Ces changements s’expliquaient par les trop petits diamètres du barillet et de la roue du centre, tandis que la troisième roue du rouage avait une grandeur relativement exagérée, et par suite de grosses dents. Le pignon d’échappement, en outre, était un peu trop gros et portait des ailes un peu épaisses.

Sur le rapport des diamètres de la roue et du cylindre.

387 {bis) . Dans l’un de nos relevés se trouve noté de combien la roue déborde le contour du balancier. Ce genre de remarque, ainsi que la soidisant règle qui donne pour grandeur de la roue le demi-diamètre du balancier, peuvent aider dans une simple appréciation au coup d’œil, mais il ne faut pas qu’on en fasse autre chose qu’un moyen d’approximation.

La grosseur d’un cylindre est déterminée non-seulement par ta grandeur de la roue, mais aussi par la hauteur de l’incliné ; hauteur qui varie souvent sur des roues de même diamètre, et qui change des petites aux grandes montres.

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