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CHOISIR UN SPIRAL

Le nouveau spiral, destiné à la montre que l’on répare, par sa virole, étant ajusté au balancier de cette montre, on soulève ce balancier en pinçant dans des brucelles le tour extérieur du spiral , et après avoir placé bout à bout une barrette de chacun des balanciers, on laisse appuyer légèrement le pivot d’en bas du balancier soulevé sur la plaque ACBD. Tout en le maintenant dans cette position, on met les deux balanciers en mouvement, comme il a été dit (43®).

Fig. 32.

Avec le balancier de comparaison, plus lourd que l’autre, on arrive assez vite à les faire marcher à l’unisson en établissant, durant un instant très-court, un léger contact entre les deux serges, que l’on sépare ensuite.

Suivant que le spiral paraît trop fort ou trop faible, on le pince dans les brucelles de façon à allonger ou à raccourcir la longueur vibrante de sa lame, et l’on réitère l’opération jusqu’à ce que le synchronisme des deux oscillations soit obtenu.

Le point pincé par les brucelles est le point d’attache dans le piton du coq; car la raquette du balancier P ne porte pas les deux goupilles entre lesquelles on fait passer le premier tour de lame du spiral. Par ce procédé, on trouve donc tout de suite un spiral offrant la force convenable ; mais, quand il sera placé dans la montre, il restera à déterminer la position de la raquette de cette montre par l’une des deux méthodes ci-devant indiquées.

Observation. Si les deux goupilles étaient très-près l’une de l’autre, que le spiral fût serré entre elles, la partie pincée dans les brucelles devrait se trouver entre ces goupilles. Si elles étaient très-écartées, en sorte que le spiral les touchât à peine quand la raquette est poussée au retard, cette partie serait, comme nous l’avons dit, le point d’attache du piton. Nous pensons avoir été assez explicite sur ce sujet pour que l’horloger sache discerner à très-peu près l’intervalle séparant le point d’attache du point Dincé dans les brucelles

Dans le posage des spiraux, beaucoup d’ouvriers des fabriques emploient le procédé qui vient d’être décrit. Il leur permet de choisir et de placer un spiral presque à coup sûr au point d’attache convenable, et abrège beaucoup pour eux la durée d’un réglage

Balanciers régleurs ou de comparaison.

439. II serait bon que tout horloger eût plusieurs balanciers munis de spiraux et montés sur des plaques, et battant différents nombres, soit 4, 5, 6 coups, etc., par seconde. Le chiffre des vibrations par heure serait gravé sur chaque plaque (1453).

Non-seulement ces petits appareils serviraient pour déterminer la force d’un spiral, mais encore pour retrouver les nombres de dents ou d’ailes d’une roue ou d’un pignon perdues. Nous avons le premier, en publiant ce procédé, indiqué cette seconde et utile application, qu’on trouvera expliquée et développée à l’article Refaire une roue perdue.

Note sur une nouvelle méthode pour déterminer le poids du balancier.

Faire tirer les minutes.

440. Un corps oscillant sous l’action d’une force motrice met un temps très-court pour atteindre à son maximum de mouvement, quand ce corps est très-léger, et un temps d’autant plus long que ce corps est plus lourd (323).

C’est en vertu de cette loi physique qu’un balancier de montre trop léger, relativement à la force motrice, atteint tout de suite son maximum d’oscillation, tandis que le balancier trop lourd débute par une vibration courte, suivie d’une autre plus étendue, et ainsi de suite, jusqu’au point où l’arc de vibration est arrivé à son étendue normale.

Dans certaines montres, ce n’est que vers la 15e vibration que le balancier a acquis son mouvement régulier.

Nous ne pouvons nous étendre ici sur cette méthode, car nous poursuivons encore des expériences. Elles nous permettront de dresser un tableau à l’aide duquel il sera possible de déterminer sans tâtonnements, et pour plusieurs grandeurs de montres, le rapport entre le poids du balancier et la force motrice. Nous prions instamment nos confrères d’essayer de quelques expériences de cette nature sur des montres de marche très-régulière, et de nous en communiquer les résultats. Se contrôlant les uns par les autres, il en sortira nécessairement une règle pratique., sûre, précise, et basée sur une loi physique démontrée.

t Plus simplement encore on arrive à connaître la force du spiral, pincé dans les brucelles, en comptant les vibrations du balancier, durant une minute, à l’aide d’unr régulateur ou d une montre à secondes.

CALIBRE. — DONNÉES D’EXPÉRIENCE

Voici comment ils devront agir :

Le ressort moteur de la montre n’étant pas armé, on fait sur la platine une petite marque au rouge correspondant, par exemple, à la goupille de renversement. Cette marque permettra de placer à volonté le balancier dans la position qu’il occupe quand le spiral est en repos.

On remonte le ressort moteur tout au haut de la butée de l’arrêtage, et quand la montre a marché un temps suffisamment long pour n’avoir plus à craindre l’excès de résistance d’une mise en marche, on arrête délicatement le balancier dans la situation où le maintenait le spiral en repos; puis on le laisse partir, et, tout en étudiant, avec une bonne loupe bien disposée, la progression des arcs parcourus, on compte les vibrations accomplies jusqu’au moment où l’amplitude de la vibration a toute son étendue.

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