‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 129 sur 553 · II. moyenne · texte numérisé non relu

II. moyenne

R. trotteuse. . . 9 ,96 . 1 ,45 . 0 ,15

R. d’échapp. . . 8 ,25 . 1 ,05 ... . 0 ,10

Force motrice.

Barillet. — Diamètre intérieur \ G mm ; diamètre de la bonde 5 2.

CALIBRE.-— DONNÉES D’EXPÉRIENCE

Ressort moteur. — Hauteur 1 mm, 1; épaisseur 0 ram, 2; longueur 59 centimètres.

Ce ressort, armé d’un demi-tour pour le placement du doigt d’arrêt, tenait en équilibre (au bout d’un levier, en bois, pesant 3 gramm. , 88 et long de 185 millimètres), quand on remontait la montre :

Au premier tour de clef. . 6 gram., 0.

Au deuxième tour et demi . 7 ,5.

Au quatrième tour . 9 , 0.

Pendant les vingt-quatre heures de marche, la force motrice décroissait du tiers, ou à très-peu près, de sa puissance au maximum.

Echappement.

Balancier. — Diamètre 16mm, 50. — Poids (estimé d’après un balancier •de mêmes dimensions et brisé), 14 centigrammes.

Ce poids était réparti ainsi : dans la serge . 12

dans les bras et le centre. 2

Cylindre. — Diamètre . 0 mm, 95.

Ouverture (flèche de l’arc) . 0 ,55.

Grosseur des pivots . 0 ,11.

Leur longueur est égale à deux fois et demie leur diamètre.

Les pivots de la roue de cylindre sont imperceptiblement plus fins que ceux du cylindre.

Spiral. — Longueur développée de 182 à 183 mm.

Son diamètre est de 8 mm, pour onze tours et demi d’enroulement.

Le point d’attache dans le piton est à 4 mm, 50 du centre.

Le diamètre de la virole est égal à, 1 85.

Levée. — Levée apparente 36° (l’incliné est légèrement courbe).

Levée d’un seul côté . . . 26°.

La levée réelle est donc d’environ 52°.

L’échappement est garni de 4 trous en pierre. Tous les pivots du rouage roulent dans du laiton.

Comme on peut le vérifier par les nombres inscrits sur la figure 33, cette montre accomplit 18,000 vibrations par heure.

Tirer les minutes . — Avec un tour de bande du ressort moteur

ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE

au-dessus du repos sur l’arrêtage, l’oscillation normale est atteinte entre la 20e et la 22e oscillation.

Le ressort étant armé jusqu’à la butée de l’arrêtage, l’oscillation normale est obtenue entre la 14e et la 16e oscillation.

L’étendue de l’arc parcouru diffère de peu quand le ressort, déjà armé d’un tour, est bandé jusqu’à la butée de l’arrêtage.

Remarques diverses et rapports.

4142. Les lignes B, C, etc. , de la figure 33, nous présentent le tableau de la décroissance de la force motrice, ou plutôt des leviers qui la transmettent.

L’échappement entre en marche au premier tour de remontage, ce qui annonce une force motrice assez énergique, et cependant, par suite des bonnes proportions adoptées, le balancier n’est pas soumis à cette force ; ce qui est ostensiblement prouvé par les deux faits suivants :

1° Il accomplit 15 vibrations avant d’avoir atteint l’amplitude de ses arcs ordinaires, le ressort étant entièrement bandé ;

2° Cette amplitude varie de peu par une différence de près d’un tiers dans la force motrice.

L’action de cette force motrice se développe dans de bonnes conditions, et ne peut troubler le réglage, puisqu’elle décroît avec régularité : le rapport des poids qu’elle tient en équilibre à différents degrés de tension du ressort moteur le démontre. On a compris que ce résultat est subordonné, en partie, à la grandeur du diamètre de la bonde, et au plus ou moins de longueur laissée aux extrémités du ressort, qui ne servent pas pour la marche : c’est-à-dire qui restent en dehors de l’action bornée aux quatre révolutions de l’arrêtage du barillet.

En désignant par : B le balancier, C le cylindre, O l’ouverture (le diamètre de C étant 100) et P les pivots, nous notons les rapports suivants : B : C : : 17,3 : 1. (1730 : 100)

La proportion entre le balancier et le cylindre est excellente, d’après les données d’expériences du n° 388. La profondeur de l’ouverture est entre 19G° et 200° laissé au plein ; et la grosseur des pivots est conforme auv proportions avouées par une saine pratique.

CAUSES DES ARRÊTS ET VARIATIONS. 245

On voit que la marche régulière et soutenue de cette montre n’a rien qui doive étonner celui qui s’est rendu compte des éléments de succès que sa combinaison réunissait.

D’autres rapports peuvent être déduits des chiffres ci-dessus donnés, mais pour qu’ils soient utilement consultés, il faut mettre en regard des relevés provenant de montres de proportions différentes. Aussi prionsnous nos habiles confrères de nous adresser des communications de la nature de celles renfermées dans cet article ; nous les publierons concurremment avec nos propres observations. Toutefois, nous devons faire remarquer, qu’on ne doit s’occuper que des montres marchant sans interruption depuis une dizaine d’années au moins, et non mutilées par des raccommodeurs.

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