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Un liquide est soumis à Faction de trois forces

1° La pesanteur ou attraction terrestre ;

2° L’ adhérence ou attraction qu’exercent Fun sur l’autre le liquide et la matière du vase qui le contient ;

3° La cohésion qui unit les molécules de ce liquide; autrement dit, la force attractive qu’elles exercent les unes sur les autres et qui les empêche de se diviser.

Une petite goutte d’huile posée sur une plaque que l’on renverse ne tombe pas, parce que l’adhérence de la goutte à la plaque, et la force de cohésion qui rattache l’une à l’autre les molécules ont plus d’énergie que l’attraction terrestre.

Si pour une même surface d’adhérence la goutte a une plus grande élévation, elle s’allonge par le renversement de la plaque, puis se brise en deux parts : l’une, qui n’est qu’un couche mince, reste adhérente à cette plaque, tandis que l’autre part tombe sur le sol. Cetie chute a lieu parce qu’ici l’action de la pesanteur a vaincu la force de cohésion.

Une gouttelette liquide prise avec une pointe d’aiguille monte immédiatement vers la partie renflée ; si cette pointe est façonnée en bourrelet ou en croissant, la gouttelette y demeure. On en a saisi la cause.

83. Les liquides tels que l’eau, l’alcool , l’huile, etc. , versés dans un

TRAITÉ DES KCnAl'l'IiMliM'S.

vase très-propre n’y prennent pas un niveau parfait. La surface n’est pas entièrement plane ; elle se relève vers le bord comme on le voit en a (fig. 7). Un tube étant plongé dans le vase, le liquide se relève extérieurement sur le contour du tube, et dans l’intérieur il monte au-dessus de son niveau général, ainsi que le montre la figure 7 en b.

A une même cause ces effets sont dus : Cette cause réside dans l’attraction mutuelle du liquide et de la matière qui le touche. C’est cette force d’attraction qui soulève le liquide contre les parois solides. Elle a d’autant plus d’énergie et, par suite, le soulèvement est d’autant plus considérable, que ces parois sont plus rapprochées l’une de l’autre. Ainsi plus la cavité d’un tube a de finesse et plus la colonne liquide monte à une grande hauteur.

On donne à ce phénomène physique le nom de capillarité 3 d'un mot latin qui signifie délié comme un cheveu.

Fig. 7.

8;i. C’est la capillarité qui produit l’ascension de l’eau au sommet d’un morceau de sucre mouillé par sa base, de l’huile ou de l’alcool à l’extrémité supérieure d’une mèche de lampe; elle est également la cause de l’extension d’une goutte d’huile sur une étoffe, etc. Les pores du sucre, les fils de la mèche ou de l’étoffe font ici l’office de tubes capillaires.

L’eau monte environ de 30 millimètres au-dessus de son niveau dans un tube parfaitement propre et d’un millimètre d’ouverture, et elle s’élève beaucoup plus haut à mesure que le diamètre intérieur diminue.

85. L’élévation capillaire du liquide se produit également entre deux corps, deux plaques très-rapprochées.

Si les plans sont parallèles entre eux et perpendiculaires au liquide, ce dernier monte à une égale hauteur entre les plaques comme en c (fig. 7). Si ces plaques forment un angle, étant réunies par une charnière, cas figuré en d ', l’eau s’élève à une hauteur de plus en plus

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