FORMER LES INCLINÉS DE LA ROUE
formé les inclinés, afin de donner à ceux-ci une saillie en avant assez grande pour que la colonne n’attire pas l’huile.
492. Voici comment nous avions disposé notre outil, car par la méthode ci-dessus on parvient difficilement à faire les arrondis tout à fait semblables.
Sur une petite plaque de laiton préparée à l’avance (P, fig.8, j o tanche quatrième), échancrée vers le haut de façon à permettre le travail de la fraise autour de la colonne, la roue, renversée sur son fond les dents en l’air, était fixée par une vis s, à tête large et creusée par-dessous afin de loger la goutte de la roue et de presser sur les barettes. Une des dents de la roue s’appuyait contre la languette d’arrêt y.
Perpendiculairement à la courbe que doit affecter la colonne, au point n par exemple (un peu plus près, un peu plus loin, selon que l’on veut un arrondi de courbure plus ou moins prononcé), un trou était percé. Ce trou s’ajustait sur une goupille portée par la plaque r (fig. 3) et occupant exactement sur cette plaque, par rapport à la fraise a , la position que le trou n occupe sur la fig. 8 par rapport à b.
On a compris le reste : P étant appuyé sur la face de r, en pressant avec un doigt d’une main, on fait pivoter tout le système PP' sur son centre de mouvement n, et l’autre main fait tourner avec un archet la fraise qui arrondit la colonne selon l’arc du cercle dd.
On desserre la vis s, on place une autre dent de la roue contre la languette y, on serre de nouveau la vis s, l’on arrondit une nouvelle colonne et ainsi de suite.
Le trou de la roue est exactement du même diamètre que le collet de la vis s. Une botte ou clef-à-vis peut maintenir PP' dont une vis d’arrêt borne la course.
On adoucit les colonnes par le même procédé^ ou en tenant simplement la roue appuyée avec le doigt contre la plaque r(fig. 3), sauf que la fraise-lime est remplacée, soit par une fraise non trempée, sur laquelle on donne un coup de lime en long de temps en temps, soit par une lime en rubis.
Pour ne pas surcharger les figures, on a omis de répéter dans la fig. h quelques-uns des détails de la fig. 5 , l’une complétant l’autre.
Former les inclinés.
493. La division de la roue étant achevée et les colonnes étant arrondies, il est facile de connaître le diamètre exact du cylindre i
ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE
Quand on l’a mesuré on s’en sert pour vérifier la hauteur des denteavec le compas à cet usage et avant de former les inclinés.
S’il y avait excès de hauteur aux dents, on ferait l’incliné de la hauteur convenable sans se préoccuper de ce superflu, puis on rétrécirait les pointes restées larges et carrées, en les limant en biais à l’intérieur, comme on le voit indiqué en f (fig. 2, planche première) .
Pour former les inclinés, on place la roue sur l’outil destiné à cette opération et de façon que chaque dent ne laisse déborder de sa pointe à son talon que la portion de matière qui est de trop. Ce superflu s’enlève avec une lime douce coupant vif et conduite avec légèreté. La lime ne doit mordre qu’en allant et ne pas frotter au retour.
Un petit surcroît de matière a dû être laissé sur l’incliné pour obvier à l’usure occasionnée par l’adoucissage et le polissage.
Description et usage de l’outil aux plans inclinés.
494. L’outil à former les plans inclinés est représenté fig. 12 ( planche quatrième). La roue s’ajuste sur un arbre sans cuivrot, et cet arbre se place entre les deux broches L P. La roue pénètre ainsi entre les deux mâchoires a et c, et elle appuie le plat de ses dents contre la mâchoire a, en faisant seulement déborder au-dessus des mâchoires toute la quantité de matière que l’on veut enlever pour former l’incliné. Le talon de la dent étant soutenu par le guide à ressort CD (dont le bec s’avance entre les deux mâchoires jusqu’en a), et un doigt de la main gauche maintenant la roue appuyée au guide, on lime avec la main droite toute la matière qui excède au-dessus des mâchoires. La lime ne doit mordre qu’en allant en avant, et ne doit pas toucher à la roue en revenant en arrière.
Cela fait, on presse le talon D du guide qui se relève en a, on fait tourner la roue d’une dent, on laisse redescendre le guide et l’on taille l’incliné suivant.
Remarques. — On fait correspondre la dent de la roue à une partie plus ou moins courbée des mâchoires en avançant ou en reculant le bec du guide au moyen de la vis de rappel B.
Le chariot EF, qui porte la roue, peut monter ou descendre par lavis J et se fixe par la vis R.
De même, l’autre char à coulisse A est mû par la vis K et se fixe par la vis de pression M.
Il est presque inutile d’ajouter que, lorsque chacun des organes a été