‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 154 sur 553 · PROPORTIONS DI VE R SE S.— G AN NE R Y · texte numérisé non relu

PROPORTIONS DI VE R SE S.— G AN NE R Y

« La longueur du grand bras est une conséquence forcée de la grande levée , du rapport de diamètre des deux roues et du nombre de dents adopté pour ces roues. Dans les conditions indiquées, le rayon de ce bras est environ les cinq huitièmes du rayon de la petite roue. La longueur de ce bras, ainsi que la grande levée, varie selon la dimension de la petite roue et le nombre de dents adopté ; pour la déterminer d’une manière exacte, il convient d’en faire un tracé en grand.

« Le point zéro du ressort spiral doit correspondre entre la grande et la petite levée, afin qu’il ne puisse pas s’arrêter au doigt.

« Cet échappement permet des arcs supplémentaires jusqu’à 260° au moins de chaque cTffé, ce qui, avec ceux de levée formant 80°, fera un arc total de 600° au moins, »

320. GANNERY. La petite roue fait lever le balancier de 45°, pendant quelle décrit un arc égal à l’arc intercepté par deux pointes de dents, diminué de 6° ; diminution nécessaire pour la sûreté de la marche de l’échappement.

Pour dégager le balancier, un mouvement de 15° doit suffire. Pour les pièces de voyage, plus exposées aux fortes secousses, il faut à peu près 25°.

La grande roue et le rouleau sont entre eux : — : : 1,000 : 0,059.

La grosseur de ce rouleau est donc d’environ les deux septièmes de la distance de deux pointes de grandes dents.

321. M. WINNERL. Levée, 60°. Mais cette levée n’est en réalité que de 45° environ, le reste comprenant le parcours de la grande roue au rouleau et les chutes.

Le balancier doit faire un mouvement de 15° de son point de repos pour laisser échapper la grande dent.

« On doit chercher à faire le diamètre du rouleau aussi petit que possible, sans cependant aller à l’excès, sans quoi l’on perdrait l’avantage de la pression que la grande roue produit sur le rouleau, et aussi le tout deviendrait trop fragile. Dans les montres d’une grandeur ordinaire, on doit chercher à faire le diamètre du rouleau environ un sixième de la distance d’une dent à l’autre de la grande roue; mais quand la dimension de l’échappement augmente, on peut diminuer cette proportion. Toutefois, nous remarquerons que dans les petites montres, très-souvent on ne peut aller au-dessous du quart.

« Généralement, on fait les coches dans les rouleaux trop étroites ; c’est-à-dire qu’une dent de la roue ne passe qu’avec un petit jeu; cela est une faute, parce que pour faire effectuer le passage de la roue par un

ÉCHAPPEMENT DUPLEX

mouvement de 15 degrés, les dents de cette roue ont si peu de pénétration que, par le moindre émoussement de leurs extrémités, elle passera librement dans l’ouverture. »

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