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DES PROPORTIONS ADOPTÉES PAU DIVERS AUTEURS

516. TAVAN. « Plus 1’ anneau de l’axe du balancier (le rouleau) sera petit, moins il opposera de résistance, pendant le frottement sur le repos, au mouvement du balancier ; et le recul sera moins considérable à mesure que ce cylindre sera plus petit et son entaille moins large. (D’après les rouleaux sortis des fabriques de Genève à l’époque de Tavan , on voit clairement qu’il admettait pour leur grosseur environ un cinquième seulement de la distance de deux pointes de dents.)

« Plus la quantité de pénétration de la dent dans l’entaille sera grande , plus l’action de la dent sera assurée. La meilleure proportion pour la profondeur de l’entaille paraît être d’un sixième environ du rayon du cylindre (ou le douzième de la grosseur du rouleau) ; et pour éviter un trop grand recul , il ne faut faire l’entaille que la largeur précisément suffisante au passage de la dent.

a La petite levée commence environ 55° avant l’action de la petite roue sur le grand levier. »

Tavan ajoute, en parlant de la grande levée, qu’elle peut être poussée de 45° à 50° sans inconvénient. Nous verrons plus loin que la quantité de cette levée dépend uniquement des proportions adoptées pour certaines parties de l’échappement. Remarquons que, d’après les données de cet auteur, les deux levées réunies représentent un arc de 90° à 100°.

517. JURGENSEN. « Le diamètre du rouleau doit être égal au tiers de la distance de deux dents de la grande roue.

« Cette même roue doit opérer une levée de 20° sur le rouleau (petite levée).»

11 convient qu’il y ait une chute de 10°, depuis que la grande roue échappe du rouleau jusqu’à ce que la petite roue tombe sur le doigt.

La roue d’impulsion doit faire lever 30° au balancier par le doigt. Par conséquent, ce doigt doit être d’un diamètre propre à produire une levée de 40°, car les 10° employés pour la chute laisseront 30° pour l’action de la roue sur le doigt. »

Pour satisfaire aux conditions ci-dessus, il faut que le diamètre total du doigt soit égal :

Pour une roue de 12 dents, aux 3/4 ou 9/12 du diamètre de la roue d'échappement.

Id.

de 13

Id.

de 14

Id.

de 15

3/5 ou 9/15

ÉCHAPPEMENT DUPLEX

318. MOINET (mesures données par M. Ruggien). — Pour une roue de 15 dents,

«La grande roue ne doit pénétrer dans l’entaille de son rouleau que d’environ un douzième du diamètre de celui-ci.

« L’impulsion sur la grande levée, de 30°.

« Le rapport entre les deux diamètres, de 3 à 2; en sorte que, si la grande roue de repos était de 6 lignes, celle d’impulsion serait de k lignes.

« Le diamètre du rouleau, un seizième de celui de la grande roue (Un peu plus de deux septièmes de la distance de deux pointes de dents.)

« L’entaille du rouleau doit avoir 30° d’ouverture, plus l’arrondi de ses lèvres, estimé à part à environ 10° pour les deux lèvres.

Le rapport du rayon de la grande levée avec celui de la roue d’impulsion peut aussi être comme 3 à 5, c’est-à-dire qu’en divisant en huit parties la distance des centres de la roue et du balancier, il en faudra prendre cinq pour le rayon de la roue d’impulsion et trois pour le rayon du doigt. (Ce doigt passera alors sans recevoir aucune impulsion. S’il n’y a pas ici une erreur d’impression, il faut, ou que M. Ruggien se soit mal expliqué, ou que Moinet ne l’ait pas compris.)

« Le balancier doit parcourir 20° minimum ou 30° maximum pendant qu’une dent de la roue de repos entre et sort de l’entaille du rouleau. La chute de la dent d’impulsion est portée à 10°, selon d’autres de h° à 5°.

« Le balancier étant au repos du spiral , la grande dent doit se trouver au milieu de l’entaille du rouleau, qui aura autant de degrés à parcourir à droite ou à gauche pour la laisser échapper. »

Nous terminerons cet extrait par la citation suivante :

« Certains frottements sur les centres ne paraissent pas empêcher la liberté d’une manière sensible, et cela contre l’apparence ordinaire. » Après avoir donné un exemple pratique à l’appui de son assertion, Moinet ajoute: « Ce qui semble conforme au raisonnement n’est pas toujours ce qui se passe dans la nature, et l’expérience en décide plus sûrement. »

31 ÎK M. WAGNER. — «Pour une roue de douze dents, j’ai adopté tes rapports suivants : — Rapport du diamètre de deux roues, de 3 à 2; — grande levée, égale à 30°; — petite levée, égale à 50°; — le diamètre du cylindre, deux septièmes de l’intervalle d’une dent à l’autre de la roue: — chute des chevilles d’impulsion sur le grand bras, égale à 6”.

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