FONCTIONS DE CES ÉCHAPPEMENTS
servation publiés par nos artistes et nos expérimentateurs les plus habiles. Tout au contraire, elle affirme ces résultats en nous montrant leurs causes.
Les mêmes lois régissent les échappements libres des pendules
et «les mosîtres.
391. Le cas est identiquement celui du numéro 213, nous ne pouvons donc que renvoyer à cet article.
Tons les échappements libres ne sont pas indépendants de la force motrice
au même degré.
392. On conçoit, en effet, que, selon la combinaison adoptée pour établir tels ou tels échappements libres, ils présentent de l’un à l’autre des différences dans leurs rapports avec la force motrice ; rapports qui sont plus ou moins directs, plus ou moins immédiats.
L’échappement à ancre, qui place un intermédiaire entre le modérateur et la roue, ne peut être libre à la façon de l’échappement à détente, où la force motrice arrive directement au balancier; mais l’un comme l’autre de ces dispositifs perd cette qualité d’échappement libre au moindre attouchement de la roue ou du dard de sûreté sur le contour du disque. Nous admettons donc à priori que la stabilité des pièces amenées sur un point par le jeu du mécanisme est parfaite, et qu’aucun contact de nature à entacher d’erreur les résultats théoriques ne peut se produire.
Ailleurs on verra qu’il est facile de réaliser pratiquement cette condition, mais il nous a paru utile que la remarque précédente fût préalablement faite.
fonctions de l’échappement libre.
Son balancier ne se meut pas comme le balancier d’un échappement à repos.
■ — Action du spiral.
398. On lit, page 114, au sujet des échappements à repos frottant :
« Les fonctions qu’exerce tout échappement sont :
« 1° De modérer, en la régularisant, la vitesse de rotation du rouage de la machine;
« 2° De restituer au modérateur la petite quantité de force qu’il a perdue après chaque oscillation accomplie;
« 3" D’opérer cette restitution de force perdue dans des conditions
THÉORIE DES ÉCHAPPEMENTS LIBRES
telles que toutes les oscillations s’accomplissent dans des temps d’une égale durée; résultat qui n’exclut nullement la possibilité de mouvements inégaux comme espaces parcourus. »
394. Tout ceci peut être également appliqué aux échappements libres, mais en établissant une distinction quant au paragraphe 3°.
En admettant l’égalité des temps des oscillations aux deux espèces d’échappements, cette hypothèse ne peut amener à conclure que, de part et d’autre, la marche des balanciers soit identique.
Dans l’échappement à repos frottant, la vitesse du balancier, quand il revient sur lui-même et va dégager le repos, est un résultat de deux effets principaux en antagonisme : — la réaction élastique du spiral et la pression sur les repos. —
Dans l’échappement libre, la force qui règle la vitesse du balancier aux différents points de son parcours a une cause qu’on peut considérer comme simple, puisqu’elle réside uniquement dans la réaction élastique du spiral; réaction qui s’effectue librement avec un spiral bien concentrique, et isochrone à la façon du spiral des chronomètres.
La conséquence que nous devons en tirer, qui trouvera son utilité plus loin, est celle-ci : la vitesse d’un balancier, considéré à différents points de sa course, ne sera pas représentée par les mêmes nombres, si ce balancier, toutes autres choses égales d’ailleurs, passe d’un échappement à repos frottant à un échappement libre.
Inaction <t’uu échappement libre est une aclihn complexe.
393. Analogiquement à ce qui a été observé dans les échappements à repos frottant, on remarquera qu’ici nous pouvons également dire, quanta la puissance de mouvement du modérateur, qu’elle n’est, en définitive, que la différence de deux effets en opposition :
La pulsion sur le bras de levée ;
La résistance qu’offre à ce balancier en mouvement la pièce sur laquelle la roue s’appuie au repos.
Nous avons donc encore en présence une action (l’impulsion) et une réaction (le dégagement), mais avec cette ressemblance et cette différence :
— Que la pulsion sur le bras de levée s’accomplit dans les mêmes conditions pour l’une et l’autre espèce d'échappement;
— Que la résistance résultant de l’acte de dégagement, résistance proportionnelle au rayon du repos concentrique dans les échappements
APHORISMES
à repos frottant est, dans un grand nombre d’échappements libres, en raison composée de l’inclinaison du plan de repos et du bras de levier qui porte ce plan (abstraction faite des étendues de glissement, etc.). D’où s’ensuit qu’on peut à volonté faire varier cette résistance pour une même longueur totale de rayon de repos, ce qui ne peut avoir lieu, ni pour les échappements à repos frottant, ni pour les échappements libres à repos concentriques.