‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 182 sur 553 · DOUZIÈME APHORISME · texte numérisé non relu

DOUZIÈME APHORISME

608. La grandeur de la roue d’échappement n’est pas une valeur indifférente. Cette grandeur est une conséquence forcée du poids et de la vitesse de la roue, de la hauteur utile du plan d’impulsion et du frottement qui a lieu sur ce plan.

La vitesse de la roue est subordonnée aux conditions qui déterminent la levée et les pressions sous lesquelles elle a lieu (page 387).

ISemarquc.

609. Répétons l’observation qui fait le sujet du paragraphe 2S7 ; à savoir : que la démonstration tout à fait rigoureuse de nos aphorismes ne peut être complètement donnée que par les hautes mathématiques,

THÉORIE DES ÉCHAPPEMENTS LIBRES

mais que cette grande rigueur de démonstration n’est pas absolument nécessaire ici. Les solutions analytiques ont un degré d’exactitude qu’il est impossible d’égaler dans l’exécution. En outre, comme la connaissance de la valeur précise de quelques-uns des principaux éléments du calcul fait défaut, citons entre autres celle du frottement, ce qui entache d’incertitude les résultats purement théoriques, nous n’aurons recours, comme précédemment, qu’aux principes élémentaires de la mécanique. Appuyées sur des vérifications expérimentales, les solutions qu’ils nous fournissent sont suffisamment exactes pour satisfaire aux exigences de l’art actuel.

Mais le lecteur doit être bien pénétré de ces principes , de ces éléments de mécanique appliquée, auxquels nous avons consacré notre premier chapitre, et il doit avoir complété cette première étude par une lecture attentive des articles 228 et 229.

Page 1