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Ix 8°, 75
THÉORIE DES ÉCHAPPEMENTS LIBRES
661. Les chiffres de ce tableau confirment avec une grande précision nos conclusions théoriques. En effet, on y remarque :
1° Que c’est la formule de la quantité de mouvement d’un corps qui se meut qui donne la valeur la plus approchée de la puissance du modérateur, considérée au début du dégagement. Ainsi l’oscillation libre de 37°, 50, deux fois plus rapide que l’oscillation de 18°, 75, surmonte une résistance double; et l’oscillation de 15°, quatre fois plus rapide que celle de 3°, 75, soulèveun poids quadruple, etc. (1309 et son renvoi).
2° Que la progression de force du spiral isochrone est parfaitement régulière et conforme à la loi démontrée dans le Mémoire sur le spiral réglant, dû au savant ingénieur M. Phillips ; loi qui établit que la puissance du spiral (jusqu’à déformation) est proportionnelle à l’angle d’écartement. Nous voyons ici que, pour un angle d’écartement double, triple, quadruple, etc., le modérateur surmonte une résistance double, triple, etc. Soit 120 grammes pour chaque arc de 15°.
QUATRIÈME EXPÉRIENCE
662. Maintenant que nous possédons une mesure de la puissance du modérateur ramené par le spiral, nous avons besoin de connaître la force qui l’a mis en mouvement et la progression selon laquelle doit croître ou décroître cette force pour le faire osciller (sous l’action d’une levée d’échappement) dans des arcs égaux aux arcs inscrits ci-derrière.
Ici l’appréciation devient difficile, que l’on emploie le calcul oul’expérimentation ; car étant donné un modérateur uni au spiral, les mêmes forces motrices, pour peu qu’on fasse varier les conditions de la levée, produiront des progressions différentes d’étendues d’arcs supplémentaires, en partant des petits arcs.
Sous cette réserve, et en ne considérant que le cas que nous avons sous les yeux, voici comment a été faite la dernière vérification expérimentale et les résultats quelle a donnés.
663. J’ai d’abord disposé un levier droit, ayant son point d’appui sur un axe pivotant, de telle façon que l’un des bras de ce levier pût être mis en prise avec la cheville du balancier et l’autre bras chargé de poids plus ou moins lourds. Ce bras de puissance était soutenu par un fil. En abandonnant ce fil, le levier recevait de sa charge un mouvement de bascule, et donnait une impulsion au balancier par une levée de 22°, 5.
Puis j’ai renouvelé l’expérience avec un autre levier dont les longueurs de bras étaient différentes, et qui n’agissait sur le balancier que durant un are de levée de 15° seulement»