‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 195 sur 553 · OBSERVATIONS ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS ET CONCLUSION

Sur la levée.

672. Tout en renvoyant à l’article 272, on doit insister de nouveau ici sur le rejet absolu de ce reste trop enraciné d’une fausse théorie, qui veut que la levée soie égale; ce qui signifie que si l’on divise en parties égales, de même nombre, les surfaces de contact de la roue et du levier d’impulsion, chaque partie égale de la roue doit déplacer pendant l’action de la levée, la partie égale correspondante du levier.

Nous l’avons déjà dit, et il n’est pas inutile de le répéter, il n’y a d’autre règle à suivre que de chercher, par le calcul et l’expérience, et selon les convenances du sujet, lequel des trois mouvements : — unifor- - mément accéléré, — uniforme, — ou uniformément retardé, — convient le mieux, c’est-à-dire produit des oscillations d’étendue suffisante, apporte les moindres perturbations dans les fonctions du reste de l’échappement, et demande la plus petite force motrice ; ou autrement dit, une force qui ne puisse amener la détérioration des points de contact.

En général, les conditions de la levée qui paraissent assurer le mieux le réglage sont déterminées par le choix d'un angle de levée combiné avec une [orme des faces de contact , tel qu’on ait la moindre différence possible entre les deux efforts du moteur qui produisent les grands et les petits arcs d’oscillation (666 — 2°).

Sur la chute.

673. Bien que la chute sur la pièce de repos n’ait pas dans l'échappement libre d’action directe sur le balancier, quand cette chute est considérable, elle ne laisse pas d’avoir une influence nuisible, par l’ébranlement qu’elle communique à tout le système ; ébranlement qui peut faire varier la position du point d’appui par l’effet du rebondissement de la pièce de repos (ancre ou détente), ou du mouvement de trépidation que cette pièce prend sous le choc.

Conclusion.

674. Dès à présent, nous pouvons considérer comme bien établi que la permanence du réglage d’un échappement libre tient à une certaine combinaison d’ effets, ou, si l’on veut, de termes, qui se modifient avec le temps et dans un rapport tel, relativement à la longueur et au degré d’isochronisme du spiral, que ce dernier vienne en aide, avec le temps, à l’un ou à l’autre terme.

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