‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 196 sur 553 · THÉORIE DES É C II APE E M E N T S LIBRES · texte numérisé non relu

THÉORIE DES É C II APE E M E N T S LIBRES

Il s’ensuit nécessairement qu’on peut arriver au but avec des combinaisons et des proportions différentes, pourvu que la longueur et l’isochronisme du spiral, et selon les besoins révélés par l’observation, soient appropriés aux changements qui résulteront de l’action du temps. (Consulter dans la Troisième partie les articles Spiral et Réglage.)

La précédente remarque nous montre la cause de la diversité des opinions des artistes qui s’occupent d’horlogerie de précision (635), et en même temps elle explique les succès obtenus avec les montres marines de Harrisson et les deux premières de F. Berthoud. Ces montres donnèrent la longitude en mer avec une suffisante exactitude, quoique leurs spiraux ne fussent pas isochrones, du moins dans le sens qu’on attache à ce mot, lorsqu’il est question de chronométrie. Ces succès montreraient déjà, et la preuve en a été acquise depuis, que l’isochronisme n’est pas le moyen unique et fondamental du réglage.

675. Cependant, et pour terminer, nous devons rapporter qu’il paraît résulter d’observations bien faites, quoique encore peu nombreuses, que le réglage d’un chronomètre tendrait à une plus grande perfection, et se retrouverait plus exactement le même après chaque nettoyage de l’instrument, quand la combinaison de l’organisme réglant permet l’emploi d’un spiral d'un isochronisme de plus en plus parfait.

Cette relation entre la perfectibilité du réglage et un isochronisme du spiral se rapprochant de plus en plus de l’isochronisme absolu , Pierre Le Roy semble l’avoir pressentie ; et, à ce propos, nous dirons que le jour n’est peut-être pas éloigné où l’on reconnaîtra combien était sûre et combien pouvait être plus féconde, si elle eût été approfondie, la voie ouverte par le génie de ce grand artiste.

Du repos et «le l’impulsion à la tangente dans les échappements libres.

676. Nos études antérieures, nos démonstrations dernières, établissent suffisamment qu’il ne peut y avoir rien d’absolu dans la prétendue règle qui place au point tangent, soit l’impulsion, soit le repos.

L’avantage de cette disposition est un avantage accessoire , c’est-àdire subordonné à des conditions dont on est dans l’obligation de tenir compte, et qui font le plus souvent de l’échappement tangent une illusion.

Aussi ne ferons-nous qu’indiquer ici le sujet, réservant de le traiter avec les détails qu’il comporte quand nous aurons à déterminer les conditions qui doivent assurer l’acte de l’impulsion et la stabilité du bras de vepos des échappements à ancre et à détente.

ÉCHAPPEMENT A ANCRE

Page 1