Cet échappement se compose i
1° D’une roue plate à dents aiguës. Elle est représentée en A, figure 5 [planche neuvième) -,
2° D’une détente d’arrêt sur laquelle la roue fait son repos*
Elle est dite détente-ressort (pBC, figures 5 et G), lorsqu’elle est fixée par une petite patte sur la platine et amincie en C* où se trouve
ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE
son centre de flexion ; et elle prend le nom de détente pivolée, ou de bascule quand elle est montée sur un axe comme les spécimens DF et M r des figures 10 et 11. Le ressort destiné à ramener à sa position de repos la détente pivotée est nommé ressort de rappel ou de retour.
La détente porte en saillie en B (fig. 5 et 6), un petit cylindre en rubis, entaillé jusqu’à moitié de son diamètre dans la partie supérieure. La dent de la roue , au repos , s’appuie sur la face plate longitudinale de ce demi-cylindre ; de là lui est venu le nom de talon de détente ou d'arrêt , plot ou boulon de repos, ou simplement de repos.
Le petit ressort mn, figures 5 et 6, également fixé à la détente, est appelé indifféremment, et suivant les lieux : ressort de dégagement, ressort auxiliaire, ou ressort pied-de-biche. Ce petit ressort s’appuie contre une goupille relevée en p du corps de la détente, en sorte qu’il peut fléchir de p vers n; mais il ne peut s’écarter de n vers p sans entraîner la détente ;
3° D’un balancier dont l’axe est muni d’un disque en acier D, dans lequel est encastrée la levée en rubis, ou palette d’ impulsion J. Ce disque se nomme le plateau, ou le cercle.
Sur le même axe, et au-dessous du plateau, est ajusté à frottement ferme, le rouleau E qui porte un petit doigt de dégagement en rubis c.
La vis fg , dont la tête sert d’appui à la détente, est appelée par quel ques constructeurs vis de rappel et par d’autres vis d'appui, ou vis d'arrêt. Sa fonction étant celle d’un butoir, on pourrait lui en donner le nom.
•leu «le l’échappement.
802. Le balancier étant en repos et le spiral au point 0° de sa tension, si l’on arme le ressort moteur de la montre, il ne s’ensuit aucun mouvement dans l’échappement, mais simplement une pression sur la face plate du repos en rubis.
Mais si, en imprimant un mouvement circulaire à tout l’appareil, on fait osciller le balancier, soit de la droite vers la gauche par exemple, le doigt c du rouleau (figure 5, planche neuvième ) appuie sur l’extrémité n du petit ressort auxiliaire mn, le fait fléchir, et passe outre.
Au retour du balancier, ramené par le spiral, le doigt e presse de nouveau sur le petit ressort et le pousse du côté opposé ; mais, comme ce ressort est retenu par la petite cheville/) relevée du bout de la détente, il recule en entraînant cette détente qui fléchit en C, et se dégage de là dent v de la roue.
A ce moment la roue devient libre. La palette J se présentant un peu