‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 249 sur 553 · DÉTENTE RESSORT · texte numérisé non relu

DÉTENTE RESSORT

80Î. ARNOLD.1 La figure 7 ( planche neuvième J est l’échappement d’Arnold, tel qu’il l’a construit pour ses meilleurs chronomètres.

Les dents de la roue sont relevées du champ, et agissent par leur côté courbe contre un plan d’impulsion dirigé au centre de l’axe du balancier. La pression sur le point d’appui de repos a une direction en tendance à allonger la détente, c’est-à-dire qu’elle va de la patte b vers l’extrémité a.

Le dégagement de la dent se fait en rapprochant la détente de l’axe delà roue, et la dent dégagée passe derrière le petit plot de repos.

804. EARNSHAW* a substitué à la roue d’Arnold une roue plate à

Deux horlogers du nom d’Arnold ont été célèbres en Angleterre, où le second continua les succès du premier.

Reconnus supérieurs aux chronomètres de Mudge, ceux construits par J. Arnold, vers 1790 ou environ, valurent à ce dernier une récompense de 33,000 fr. Vers 1805, Arnold jeune obtint, au même titre, une somme de 42,000 fr. ; c’était un total de 75,000 fr.

Les modifications qu’Earnshaw apporta à l’échappement à détente et les excellentes marches de ses chronomètres lui firent également décerner une pareille somme de 75,000 fr. (1805).

Sans vouloir atténuer le mérite de ces artistes justement célèbres, qu’on nous permette

ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE

dents aiguës et inclinées (figure 8, planche neuvième ). Il a fait tourner sa roue en sens opposé, d’où résulte que la pression sur le repos a lieu en tendance à refouler la détente sur son pied. Cette détente doit s’éloigner de la roue pour s’en dégager.

La direction du plan d’impulsion coupe par son milieu le rayon du plateau.

803. TAYAN. Cet auteur donne sous le nom d’échappements d’Arnold trois dispositions différentes, dont une au moins n’appartenant pas à cet horloger.

Voici à quoi se réduisent les principes de construction insérés à la suite de la description.

« Il n’y a pas de proportions fixes pour le doigt de décrochement ; s’il est court, il lui faut plus de pénétration dans son engrenage avec le ressort de détente ; il lui en faut moins s’il est plus long.

« Lorsqu’on veut déterminer la longueur que doit avoir la palette de levée pour procurer une levée de 60°, qui est la plus convenable à cet échappement, voici comment on opère : — La roue d’échappement ayant 15 dents, on divise la distance des centres de la roue et du balancier en 21 parties, dont on donne 15 au rayon de la roue et 6 à la palette du balancier. »

L’auteur regardant comme très-important d’assurer, d’une manière précise, les repos de la roue d’échappement, place le point d’appui de la dent sur le talon de repos, un peu au-dessous du point tangent, quand la détente esta droite de la roue, un peu au-dessus quand elle est à gauche, et de telle façon que la roue ait une tendance à attirer à elle la détente.

Page 1