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DISPOSITIONS DE L. BERTHOUD. — MOTEL

ressort de détente, qui se termine près de la ligne des centres bc, est telle que l’action du balancier soit sensiblement égale à droite et à gauche de la ligne des centres. Ce petit ressort se faisait primitivement en acier, et la goupille contre laquelle il s’appuyait était en or. Il fallait graisser le point de contact.

La nécessité d’interposer un corps gras, et en même temps de l’empêcher d’atteindre le doigt, obligeait à donner une assez grande saillie, en avant de la goupille, à l’extrémité du petit ressort de détente ; il en résultait un peu de flexion et une action de sciage sur la

goupille.

La surface de la palette d’impulsion, dans la partie menée par la dent, est une courbe décrite d’un rayon cherché, dans le but de favoriser l’entrée en prise et la menée.

Dans les chronomètres de L. Berthoud, et dans plusieurs de ceux construits par Motel, l’inclinaison des dents de la roue est moindre que dans la figure 10.

Le point d’appui ou d’arrêt de la détente est placé sur une cheville a, implantée excentriquement dans la tête d’une vis solidement tenue dans la platine.

Quant aux fonctions du ressort de rappel, rb , l’examen du dessin suffit à les faire comprendre. La longueur de sa partie active égale, environ, le diamètre de la roue.

La détente pivotée de L. Berthoud, corrigée et améliorée par l’usage du ressort de rappel en spiral et du petit ressort de dégagement en or, et celui-ci moins incliné sur la détente, est une conception qui peut rivaliser avec ce qui s’est fait de mieux.

Si elle a été moins expérimentée que la détente-ressort, nous l’attribuons d’abord à l’usage de plusieurs artistes français de faire battre 18,000 vibrations par heure aux balanciers de leurs chronomètres de bord; excès de vitesse qui rendait plus sensibles les défauts de construction ou les erreurs de principes des copistes, et ensuite, au luxe et aux difficultés de main-d’œuvre, dont ces artistes se sont plu à faire preuve dans leurs ouvrages les plus remarquables, au moment même où ceux des horlogers anglais brillaient surtout par une extrême simplicité.

811. TAYAN. — Dans le Mémoire qu’a fait naître les travaux de cet horloger, tout ce qui concerne l’échappement à détente paraît résulter du simple examen de quelques chronomètres étrangers et non d’expériences appartenant en propre à l’auteur.

En outre de deux figures de détente-ressort, il donne une assez mau

ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE

valse disposition de détente-pi votée, et conclut cependant ainsi en faveur de cette dernière.

« La disposition où le point d’appui du repos est un axe à pivots, muni d’un spiral qui remplit la fonction d’un ressort de retour, doitêtre préférée, parce qu’on peut mieux y modifier, à l’aide du ressort-spiral, la résistance qu’oppose le repos au balancier dans l’acte du décrochement. Il y a plus de sûreté pour le repos, quand le talon appartient à un levier inflexible, que lorsqu’il tient à un ressort. »

812. MOINET. — « La détente a pivot n’est point diminuée en ressort, et, au lieu de patte, elle porte à son extrémité un petit arbre dont les pivots roulent, ou plutôt oscillent dans les trous de la platine et d’un pont. Un spiral de 3 à ti tours assez forts et fixé par un bout à un piton ordinaire, implanté à frottement dans la platine, et son centre est attaché par goupille à une virole à frottement sur le petit arbre de détente, comme la virole de spiral d’un balancier ordinaire.

La détente à pivot ayant été moins employée, on ne connaît guère de résultats comparatifs qui puissent en décider le choix; le spiral de celleci, étant un ressort plus long, paraîtrait offrir une progression de résistance moins rapide ; mais la détente peut opposer plus de masse, et dans ces effets si délicats appliqués à un échappement, on ne peut se déterminer que par des expériences spéciales qui ne paraissent pas jusqu’ici assez connues. »

813. M. HENRI ROBERT. — Les figures 11 et 12 (planche neuvième) représentent en plan et en élévation, l’échappement à détente pivotée, tel que le fait M. IL Robert ; le seul parmi nos constructeurs vivants, à notre connaissance du moins, et si nous exceptons M. L. Berthoud jeune, qui l’ait employé dans des chronomètres de bord.

« Le devant des dents de la roue se dirige de q en o, et forme avec le rayon q n un angle de 30°. Cette inclinaison est aujourd’hui généralement adoptée » . La face de la palette d’impulsion l fait, avec le rayon du cercle ou plateau, le même angle que le devant des dents de la roue avec son rayon.

Le petit ressort s est fait d’un morceau d’or courbé en équerre pour former la patte s1 : cette patte est fendue pour qu’on puisse la faire passer sous la vis sans ôter entièrement cette dernière.

La direction que L. Berthoud donnait à son ressort de dégagement a été modifiée par M. Robert, qui dispose le sien sur une ligne moins oblique au corps de ladétente, et qui vise sensiblement au centre de l’axe du balancier. Il a également rapproché la vis d’arrêts du centre de mouvement.

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