OBSERVATION
822. L’échappement à détente, considéré dans ses deux variétés, et tel qu’on le fait aujourd’hui, est une invention collective.
Le principe d’une détente libre et le premier échappement construit sur ce principe sont dus à P. Le Roy.
F. Berthoud adapta la détente à une lame flexible, qui remplaçait l’axe, et fixa sur le disque un petit ressort de dégagement contourné en rectangle.
Après lui, L. Berthoud en France, Arnold en Angleterre, redressèrent le ressort pied-de-biche et le firent porter par la détente elle-même.
Breguet plaça le point d’arrêt de la détente à l’extrémité d’un bras de levier, et fixa, à très-peu près, la longueur actuelle de la détente des chronomètres de bord. Avant lui, L. Berthoud avait pratiqué, pour servir de point d’appui à la détente, une disposition préférable à la disposition anglaise correspondante.
La roue d’Arnold a été abandonnée au profit de la roue plate et à dents aiguës de L. Berthoud et d’Earnshaw.
L’échappement à détente d’aujourd’hui, à part quelques perfectionnements de détails, n’est donc le fait d’aucun des horlogers que nous venons de citer, mais il résulte de l’ensemble des travaux et des expériences de cette pléiade de grands artistes.
ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE. — PRINCIPES
L’attribuer uniquement à l’un d’eux, et le qualifier par exemple du nom d’Arnold, comme le font encore si souvent les Anglais et lés Suisses, est une injustice aussi criante que contraire à la vérité historique.