PRINCIPES DE L.4 CONSTRUCTION DES ÉCHAPPEMENTS LIBRES A DÉTENTE
Considérations générales.
823. Le lecteur fera bien de relire nos observations de l’article 686; que nous compléterons par les quelques remarques qui suivent, et qui en formeront le corollaire.
Les chronomètres de L. Berthoud, Breguet, Motel, Arnold, Earnshaw, et de leurs continuateurs respectifs , ont eu à la mer de fort belles marches. Or, les combinaisons créées par ces habiles horlogers étant fort différentes, puisqu’ils ont employé de longues et de courtes détentes , des grandes et des petites roues, des détentes à ressort ou montées sur pivots, nous y trouvons la preuve que le succès ne tient pas essentiellement au choix de tel ou tel échappement, à la dimension de tel ou tel organe, mais qu’il résulte, ainsique notre Théorie des échappements le démontre, d’un ensemble de rapports, d’une relation première entre les différents éléments du mécanisme ; relation qui doit être telle que les modifications qu’y apportera le temps (épaississements des huiles, etc.) amènent, le moins de trouble possible dans la marche du mécanisme aujourd’hui bien réglé.
Parmi les causes de trouble nous ne faisons pas entrer la détérioration des organes provenant d’une combinaison mécanique vicieuse, de l’emploi de matériaux défectueux, de négligences dans le travail, de l’incapacité de l’ouvrier. Tout devient incertain avec des vices d’exécution.
Grâce aux travaux de nos illustres devanciers, nous pouvons aujourd’hui, presque à coup sûr, et quoique l’explication scientifique de certains effets nous fasse encore défaut, réaliser un ensemble satisfaisant et 'obtenir des résultats généraux un peu supérieurs à ceux auxquels ils
de l’échappement tangent.
sont parvenus. Mais ils nous ont ouvert la voie et l’ont jalonnée : ne l’oublions pas.