DE LA DÉTENTE
De la forme des dé lentes et des ressorts pied-de-biciie.
835. On rencontre des détentes et des ressorts de dégagement contournés de la façon la plus bizarre ; leurs auteurs ont cru donner des propriétés nouvelles à l’échappement et n’ont fait qu’accuser le plus complet oubli des premières notions de la mécanique. Quelle que soit la forme donnée à la détente et à son ressort auxiliaire, c’est toujours les leviers virtuels qu’il faut considérer (135).
11 en est de même du ressort auxiliaire quand il ne fléchit que sur un point; mais s’il est mince sur toute son étendue ou sur une partie de son étendue, les formes contournées, les directions obliques, etc., y occasionnent des effets de flexion souvent fort complexes et toujours nuisibles.
Du ressort auxiliaire.— Sa direction.
836. Le ressort auxiliaire en acier produit de l’usure à la longue; la cause en a été signalée à l’article 816. Le mieux est de le faire en or allié et de l’appuyer contre une goupille en acier, ou simplement contre l’extrémité de la détente.
Nous croyons, sans être certain du fait, que les horlogers anglais ont employé les premiers le petit ressort en or.
837. Le ressort doit-il viser le centre de l’axe du balancier? On ne
,'|9/i ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE. — PRINCIPES.
peut résoudre cette question que par l’étude de quelques-uns des échappements usités.
Trois dispositions différentes nous sont offertes par les figures 10, 131 et 5 de la planche neuvième ; reportons-les sur la planche dixième et sous les numéros de figures 1, 2 et 3, en exagérant certains détails pour mieux les faire saisir.
838. Les lignes cb, ed, figure 1, allant du centre du balancier aux centres de mouvement de la détente et du petit ressort, et l’extrémité de celui-ci se trouvant en s, cette extrémité sera, dans l’acte du dégagement, attaquée après la ligne be; l’action aura lieu sans frottement rentrant. Au retour du balancier, le ressort n’étant touché qu’au delà de la ligne de, l’action, encore ici, se fait à frottement sortant.
Remarque. — La direction fortement oblique du ressort donne lieu à une pression assez énergique au point d’attaque et sur la goupille, le ressort étant un peu comme refoulé sur lui-même.
Cette grande obliquité du ressort auxiliaire par rapport au corps de la détente, en outre des inconvénients signalés au paragraphe précédent et au n° 810, offre le défaut d’augmenter le poids de cette détente de toute la matière du bras qui porte le ressort, et même plus, si l’on veut une répartition égale du poids entre chaque côté de la détente.