ARRÊTS DES DÉTENTES
le mouvement de la détente, quels que soient ses changements de position.
Butoirs ou pièces «l’arrêt des «léteutes.
844. La pièce d’arrêt sur laquelle s’appuie la détente ne doit pas être absolument rigide (35).
Les deux systèmes d’arrêt vus en c, figure 7, et d, figure 8 (; planche neuvième ), ainsi que celui qui met le point d’appui contre une tête de vis ou un limaçon serrés sur la platine de la montre, systèmes encore usités en Suisse, ne sont pas très-bons.
Le limaçon présente une trop grande surface de contact, et son moindre mouvement angulaire change la position du point d’appui.
La tête de vis munie d’une goupille, de L. Berthoud (a, a' figure 10, planche neuvième), est un bon système d’arrêt; mais à la condition qu’on n’ait pas besoin de tourner la vis (pour assurer la pénétration du repos), de manière à changer la position du point de contact.
Il est préférable de mettre la vis d’arrêt sur un bras ou prolongement delà patte, ou plot, qui porte la détente. Cette disposition, représentée en g, figure 13, et en h, figures 5 et 6 ( planche neuvième ), est la même que celle de Breguet ; mais un peu moins massive et débarrassée du limaçon.
La goupille implantée dans une tête de vis, ainsi que le bras qui porte une vis d’arrêt, ne doivent pas avoir un trop fort volume ; étant trop complètement dénués d’élasticité ils se marqueraient à la longue au point de contact. Par contre, si on les fait trop minces, ils vibrent sous les coups répétés de la détente. C’est à l’expérience à décider du choix des dimensions.
Diamètre du demi-cylindre de repos. — Mouvement angulaire de la détente.
845. Quand le repos a lieu au centre du demi-cylindre en rubis incrusté dans la détente, le rayon de ce cylindre est donné par le mouvement angulaire que fait la détente pour dégager la roue.
Aujourd’hui, qu’on ne fait plus faire le repos au centre, il faut un cylindre un peu plus gros. On lui donne pour diamètre environ le quart de la distance de deux pointes successives de la roue. Un gros cylindre charge davantage la détente, et, à moins que vers son bord sa convexité ne soit abattue en biseau, il oblige à donner un plus grand mouvement angulaire à la détente; autrement elle pourrait, en tombant au repos.
ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE. — PRINCIPES
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rencontrer une dent de la roue avec le flanc de son demi-cylindre trop épais.
846. Dans un échappement de chronomètre de bord bien fait, ne présentant ni trop de masse, ni des résistances dues à une mauvaise combinaison de l’ensemble, le mouvement angulaire de la détente-ressort est d’environ 2° (produits par un mouvement angulaire du balancier d’environ 22°, y compris l’action au retour sur le petit ressort). Cette menée peut être décomposée en deux parties peu différentes comme étendue; la première opère le dégagement de la détente, et l’autre écarte la détente assez loin de la roue, afin que la dent qui était en prise puisse s’avancer suffisamment pour ne pas être touchée par la détente retombant au repos.
Est-il nécessaire de faire remarquer que, pour un même mouvement du balancier, le mouvement angulaire de la détente augmente en raison du rapprochement des centres de mouvement.
Une détente légère, ou possédant une certaine roideur, demande que le mouvemement angulaire qui suit le dégagement soit un peu plus étendu que celui qui serait nécessaire pour une détente lourde ou molle de même longueur.
On ne peut donc ici poser des chiffres précis, car ils varient souvent d’un échappement à l’autre. L’expérience et l’observation sont les guides Auxquels il faut avoir recours (§54).
Des détentes longues et des détentes courtes.
Données d’expérience.
847. Soit en (fig. 5, planche dixième ) une détente ayant son centre de mouvement en c, le repos de la roue en b et l’extrémité du petit ressort en n. Le doigt de dégagement r pivotant sur le point a.
Le déplacement angulaire de la détente sera égal à ncg. Le centre b du repos se transportera en x.
Par hypothèse, descendons le centre de mouvement decen d. Le mouvement angulaire deviendra nds; c’est-à-dire que le déplacement de n sera un peu plus considérable; et le centre b du repos arrivera en y.
Le frottement est d’un peu plus longue durée, mais comme l’action est un peu moins oblique, on peut considérer le frottement dans les deux cas comme équivalent. On remarquera toutefois que le plus grand éloignement du repos exige de cette détente, plus chargée de matière que la première, un retour plus rapide sur sa vis d’arrêt, et qu’elle ait,