ÉCHAPPEMENT A LEVÉE NATURELLE
Les repos successifs des roues B et A ont lieu sur s, mobile sur le même centre de mouvement que la fourchette. Cette dernière est en tout semblable à une fourchette d’échappement à ancre.
Il est facile maintenant de comprendre îe fonctionnement de l’ensemble. Un tour de clef à la montre détermine la mise en train; les quatre roues se mettent en mouvement. La dent g, rencontrant îe levier d’impulsion j, l’actionne jusqu’en h et donne une impulsion au balancier. La pièces, qui vient d’être poussée vers la droite, est rencontrée alors par la dent n, qui s’arrête sur s. Tout le système des quatre roues demeure en repos.
Au retour du balancier, la fourchette, entraînée à gauche, dégage la roue B, et la dent r, qui se trouvait en i, entre en prise avec le second levier d’impulsion pour s’arrêter en n; à l’instant où la dent g, partie de h, se repose sur s, revenu lui-même à sa première position.
Cette pièce z, mobile sur l’axe de la fourchette, est maintenue dans le prolongement de cette fourchette par les deux ressorts latéraux p etp'. Cette disposition a pour but d’obvier à la rencontre (possible quand le ressort moteur est tout au bas) de la pièce z et du revers d’une dent, si Tune des roues A ou B était ramenée en arrière par l’un des bras d’impulsion. Dans ce cas, la pièce z s’écarte, laisse rétrograder la dent, et revient à sa position normale.
§92. Quoique les conditions que paraît s’être imposées Breguet fussent assez bien réalisées, cet échappement , ingénieux et ouvragé comme toutes les productions de cet horloger célèbre, et quoique admirablement exécuté, n’a pas donné de bons résultats; mais il a été utile, en fournissant une preuve péremptoire qu’une augmentation dans l’inertie des mobiles et dans la multiplicité des contacts est le plus grand obstacle à la régularité du fonctionnement si rapide et pour ainsi dire instantané d’un échappement. Il a d’ailleurs une valeur historique, et c’est pourquoi nous l’avons reproduit.
Breguet en a construit des spécimens où les deux roues d’échappement sont d’égal diamètre, et où les roues d’engrenage ont aussi la même dimension.
Echappement épingle de llac-Donal. ’
893. Cet échappement n’est, en réalité, autre chose qu’une modification de celui présenté par M. Deshays (t02£) al’exposition de 1827.
A cette époque, il fit sensation et donna de grandes espérances à beau-