‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 282 sur 553 · ÉCHAPPEMENT A LEVÉE NATURELLE · texte numérisé non relu

ÉCHAPPEMENT A LEVÉE NATURELLE

bandon définitif du Robin, dont quelques sujets ont cependant fourni de très-belles marches.

Quand le doigt de levée achève d’opérer le décrochement d’une dent de la roue d’un échappement à ancre, cette dent presse le plan incliné du bec, et aussitôt le flanc o de l’entaille de la fourchette (fig. 55, p. 519) s’appuie sur ce doigt et le chasse en avant. Le rôle actif appartenant alors tout entier à la fourchette, le plot de repos de cette dernière peut être placé plus ou moins loin, suivant le plus ou moins d’inclinaison des becs de l’ancre; on profite de cette facilité pour ménager un jour de sûreté entre le bouton et la corne la; et l’on obtient ainsi, en outre d’une sécurité complète pour la sortie et la rentrée du bouton dans l’entaille, l'assurance qu’aucun contact pernicieux n’est possible.

11 n’en est plus de même du Robin dans la période d’action analogue; ce n’est pas la fourchette qui pousse le doigt, mais bien le doigt qui entraîne la fourchette en pressant sur le flanc c (fig. 56). 11 en résulte forcément que , à moins d’un très-fort tirage qui repousse la détente en arrière, ce doigt effleure l’angle c de la corne à la sortie comme à la rentrée dans l’entaille. Si l’on tient compte de la présence de l’huile, et si l’on fait attention que, beaucoup de détentes, tombant au repos, frétillent ou rebondissent, on verra là une source d’irrégularités nombreuses, et l’on comprendra pourquoi le Robin a été abandonné et combien l’on a eu raison de lui préférer l’échappement à ancre.

Kchappemciit à levées naturelles de Breguet.

890. La plupart des échappements employés vers le commencement de ce siècle offraient les inconvénients, soit de l’arrêt au doigt ou du coup perdu, soit d’une destruction assez rapide,, due surtout à l’intensité de certains frottements auxquels l’usage des pierres dures n’avait pas encore apporté de remède. Frappé sans doute de ces inconvénients, Breguet chercha à les faire disparaître en imaginant un échappement nouveau qu’il appela à levées naturelles; de cette circonstance que les deux leviers, en contact pendant l’une et l’autre levée , fuient dans le même sens et sous l’action d’une force dont la direction s’éloigne peu d’une perpendiculaire à la ligne des centres.

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