EXPÉRIENCES AVEC LANCEE A GRAND RECUL
912. « J’ai adapté sur l’axe de la fourchette l’ancre de l’échappement à grand recul; arc de levée, 5° 1/2; arc de vibration, 8°; force motrice, une once (30 gramm. 59). En une heure a retardé de 15 secondes; en 24 heures, G minutes.
« Laissant le même échappement : force motrice doublée ; même levée; arc de vibration, 10°; en une heure, retarde de 6 secondes; en 24 heures, 2 minutes 24 secondes.
EXPÉRIENCES AVEC L’ANCRE A MOYEN RECUL (iSOCIIEON'ë) .
918. « J’ai adapté sur la tige d’échappement l’ancre à moyen recul ; arc de levée, 5° 1/2; arc de vibration, 8°; force motrice,, une once (30 gramm. 59) ; en une heure a retardé de 27 secondes; en 24 heures 10 minutes 48 secondes.
« Laissant le même échappement : arc de levée, 5° 1/2; force motrice doublée; arc de vibration, 12°; en une heure a retardé de 27 secondes; en 24 heures, 10 minutes 48 secondes.
« Même échappement : arc de levée, 5° 1/2; force motrice triplée; arc de vibration, 14° 1/2; en une heure retarde de 27 secondes; en 24 heures, 10 minutes 48 secondes.
« On voit par ces expériences combien les oscillations du pendule sont troublées par l’échappement, et diversement selon sa nature. »
914. En résumé, et les conditions dans lesquelles Berthoud s’est placé admises, l’augmentation de la force produit un retard de plus en plus considérable sur l’échappement à repos;
Le retard va en s’amoindrissant avec l’échappement à grand recul;
Et enfin il reste constamment le même avec l’ancre à moyen recul.
« Ce dernier échappement rend donc les oscillations du pendule iso-
ÉCHAPPEMENTS DES PENDULES
chrones, malgré l’inégalité de force motrice et des arcs parcourus. »
OIS. Fétiî fait remarquer que les conséquences que Berthoud a tirées de ses expériences sont exagérées (Fétil dit amplifiées), et que s’il eût fait varier dans d’autres rapports que celui qu’il avait choisi la force motrice et la puissance réglante, il aurait pu rencontrer des proportions plus favorables à l’échappement à repos, et par suite moin3 avantageuses à l’échappement à recul.
Cette remarque est juste; si Berthoud l’eût faite, il n’aurait certainement pas écrit que « l’échappement à repos le plus mauvais pour les horloges à ressort n’est sûrement pas le meilleur pour les montres, » et, sans doute, il serait arrivé à soupçonner les véritables proportions de l’échappement à repos.
11 connaissait bien cependant, ainsi que le prouve l’extrait ci-après que nous lui empruntons, les différences qu’apportent, dans le réglage, les changements de force motrice accomplis parallèlement à des changements dans le poids du pendule. Ces changements dans le poids modifient l’étendue des oscillations, et par conséquent la quantité de mouvement du régulateur, dans une proportion presque toujours fort différente de la progression croissante ou décroissante de la force motrice.