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ENGRENAGES CONIQUES

offre des difficultés de plusieurs genres; aussi, comme ils ne sont employés en horlogerie que pour des mobiles dont les fonctions ont une médiocre importance, se contente-t-on de les construire de façon à obtenir une menée d’une suffisante douceur, sans se préoccuper trop de l’uniformité rigoureuse des forces et des vitesses.

L’angle que les deux axes forment entre eux étant connu, on tire deux lignes ad, ab (figure 8, 'planche quinzième ), formant l’angle dab égal à cet angle connu.

Les nombres des dentures ont été préalablement déterminés, et nous supposons que l’emplacement que doivent occuper les roues est connu. En ne dépassant pas les bornes de cet emplacement, on marque à partir de a, sur la ligne d’axe du petit mobile, une longueur as, et sur la ligne d’axe du grand mobile une moindre longueur ac, qui soient entre elles comme le nombre des dents du grand mobile est au nombre des dents du petit.

Aux points s et c, on élève des perpendiculaires qui se coupent en n. On joint ce point de croisement n au point a; on mesure sg égal à sn, cf égal à en, et l’on joint les points g et f à a.

L’épaisseur que l’on veut donner à lægrande roue étant marquée par la parallèle ij, celle de la petite roue se trouve déterminée par la droite ir, tirée du point i parallèlement à ng.

Le triangle n af représente ici la section d’un cône tournant et entraînant par attouchement un autre cône dont la section serait le triangle nag. Les zones nij /'et n gri sont ainsi les zones primitives du futur engrenage. 11 reste à les diviser et à déterminer les excédants des pleins.

Les flancs des dents visant au point a, leur épaisseur diminue proportionnellement dans cette direction, ainsi que la largeur des vides. Quant à la courbe de l’excédant, elle est engendrée par la ligne de contact d’un cône (d’un diamètre égal au rayon du mobile mené) roulant contre le cône menant (comme le cône muv, figure 11, planche quinzième). Ces excédants, on le voit, sont fort difficiles à établir., puisque leur surface frottante est à double courbure, c’est-à-dire engendrée par une cycloïde sphérique.

Aussi se contente-t-on généralement, dans les ateliers, de tailler les vides d’égale largeur et d’assimiler la courbe zœ (figure 11, planche quinzième ) à la courbe des dents d’une crémaillère droite conduisant un pignon. On découpe ensuite la dent suivant cette courbe ou l'arc de cercle qui s’en rapproche le plus, en faisant viser la surface de courbure au centre, c’est-à-dire que si une règle bien droite est appliquée

TRAITÉ DES ENGRENAGES

à différentes hauteurs de l’arrondi, dans le sens sz ('figure 11), elle visera le point central où les axes se rencontreraient s’ils étaient prolongés.

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