REFAIRE UNE RO[] E PERDUE
deux cercles a et b. Le cercle primitif du pignon est tangent au cercle a; on ie décrit; et, pour trouver la grosseur totale du pignon, on prend avec le micromètre l’épaisseur de l’aile (chapitre IV), dont la moitié, ajoutée au rayon primitif du pignon, donne le rayon total du cercle extérieur c, lequel fournit la grosseur du pignon. L’engrenage est alors rigoureusement tracé.
1183. Observations. Si le nombre des vibrations du balancier, après que l’engrenage a été rétabli, n’était pas le même qu’auparavant, c’està-dire si l’on avait de l’avance ou du retard, ceci indiquerait que les organes perdus n’étaient pas entre eux dans de bonnes proportions ; mais généralement il suffit de modifier un peu la longueur du spiral, pour corriger cette différence.
Le petit calibre à tracer (figure 5, 'planche seizième) ne doit être employé que lorsque les centres sont seulement pointés et non pas percés, parce que sa pointe prendrait une direction oblique dans le trou.
Retrouver les proportions <le la roue sonie.
1184. Lorsque la roue manque seule et que l’on possède le pignon qui engrenait à cette roue, on mesure bien exactement le diamètre total de ce pignon, puis on déduit de ce diamètre l’épaisseur d’une aile afin d’avoir le diamètre primitif. La moitié de ce diamètre primitif (le rayon) étant soustraite de la distance des centres, le reste de cette soustraction est exactement la valeur du rayon primitif de la roue. On établit alors la proportion :
Le rayon primitif du pignon est au rayon primitif de la roue comme le nombre des ailes est à x (nombre inconnu des dents de la roue).
La proportion étant résolue et la valeur de x trouvée, on connaît alors les nombres des dentures et les rayons primitifs des mobiles. De ces valeurs on tire toutes les autres, ainsi qu’on l’a déjà fait (1183).
Nous bornerons ce que nous avons a* dire sur le sujet de ces articles à ces deux applications ; car quel que soit le cas qui se présente, il se réduit toujours à établir ou à retrouver deux diamètres primitifs en rapport proportionnel avec les nombres des dentures des mobiles, et réciproquement.
Moyen optique proposé par Moinet, pour vérifier en petit la forme d’une dent.
1183. Pour juger si la forme d’une dent en petit imite suffisamment le dessin tracé en grand, on place ce dessin à la hauteur de l’œil, et dans un plan vertical ; puis on examine à la loupe placée contre un œil, l’autre
DES MOTEURS
étant fermé, une dent de la roue placée au foyer de la lentille du microscope, en se plaçant en face du dessin ; on ouvre alors l’œil fermé qui aperçoit le dessin, en sorte que les deux yeux voient à la fois deux images, que l’on parvient aisément à faire coïncider l’une sur l’autre. En s’éloignant ou s’approchant plus ou moins du dessin, on arrive à donner aux deux images la même dimension, et l’on remarque facilement en quoi elles diffèrent et les points à corriger de la denture.
Appareil à démontrer les principes des engrenages.
1186. Dans les cours publics et dans les écoles, on met sous les yeux des élèves des engrenages construits sur de grandes dimensions. Ces mécanismes font bien concevoir la manière dont fonctionnent les engrenages, mais ils n’en expliquent pas les principes. Il est préférable de se servir, pour donner une démonstration pratique, d’appareils analogues à celui que nous avons présenté à l’exposition de 1867, et qu’on trouve décrit à la fin de ce volume 1-190.
DES MOTEURS
Généralités snr les moteurs.
1187. Les moteurs employés dans l’horlogerie mécanique sont de deux sortes: des poids ou des ressorts.
Les premiers doivent leur puissance à la gravité ou pesanteur, les autres à la réaction élastique de lames métalliques bandées.
1188. L’action d’un moteur doit préférablement rester égale pendant toute sa durée ; mais s’il n’est pas possible de réaliser cette condition, il faut au moins que ce moteur agisse selon une progression croissante ou décroissante très-régulière. Rien n’est défavorable à la stabilité du réglage autant que les brusques variations de la force motrice. Il ne faut jamais perdre de vue qu’un échappement ne peut exercer ses facultés correctrices qu’entre deux limites de force motrice, et souvent elles sont assez rapprochées. En outre, même entre ces limites, tout brusque écart dans la force qui actionne le balancier, en vertu des résistances dues à l’inertie, amène des irrégularités dans les mouvements, etc., que le spiral, qu’il possède ou non un haut degré d’isochronisme, est im-