‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 357 sur 553 · MESURER LA FORCE D’UN RESSORT · texte numérisé non relu

MESURER LA FORCE D’UN RESSORT

du ressort diminuent à mesure qu’on augmente la vitesse angulaiie du barillet.

1203. Si l’on a à redouter des variations de force provenant principalement des états différents de l’huile et du collement des lames, il vaut mieux employer un ressort plutôt un peu trop fort que faible. En effet, nous remarquerons que si, par exemple, nous doublons l’épaisseur d’un ressort, nous n’augmentons que de très-peu les surfaces frottantes de ce ressort, tandis que sa puissance motrice a au moins quadruplé.

Lorsque l’on emploie un ressort énergique, il faut surtout que l’engrenage de barillet (où chaque dent reste en prise un temps assez long) soit fait avec beaucoup de soins, et que la surface frottante des ogives porte sur toute sa largeur, et que cette largeur soit assez grande (38

et 40).

1200. La fatigue moléculaire d’un ressort moteur est proportionnelle au temps du développement et au rapport de l’épaisseur du ressort au diamètre de l’arbre. M. Rozé a déterminé, par de nombreuses expériences, les limites de ce rapport, entre lesquelles on évite généralement la rupture ou la déformation permanente de l’acier (1216).

Il a signalé ce fait très-curieux qu’avec les arbres trop petits la fatigue moléculaire des premiers tours enroulés s’accuse par un renflement du dessous de la section transversale de l’extrémité intérieure de la lame, qui, par contre, se creuse par-dessus, c’est-à-dire dans le sens de la longueur ; cet effet se produit quelquefois sur un tiers de toute la longueur. Il serait intéressant de savoir à quel degré cet'te déformation, et suivant qu’elle est plus ou moins prononcée, affecte partiellement ou en totalité la puissance élastique du ressort.

ÉTUDIER LE DÉVELOPPEMENT d’üN RESSORT.

Page 1