RESSORTS A TIRAGE ÉGAL
tion hors de laquelle on ne peut, éviter les résistances de l’adhérence et du pelotonnement. Celui que U. Jurgensen avait placé dans l’un de ses chronomètres sans fusées, dont la marche a été excellente, était trèsfaible, et mesurait jusqu’à 3 mètres \ /2 de longueur. Son prix était fort élevé, et le fabricant se souciait peu d’en faire d’autres.
1229. M. H. Robert, qui a signalé les inconvénients des ressorts très-longs, a obtenu, dans ses chronomètres à barillet denté, un tirage du haut au bas du ressort moteur approchant suffisamment de l’égalité, avec des ressorts de 10 à 11 tours; il n’en utilisait que 3 tours 1 / 2, à partir de ce point du remontage, où le dernier tour se détache de la virole. Il est vrai que ses barillets ont une vitesse angulaire plus rapide que les barillets ordinaires.
1230. Nous ne savons plus quel horloger avait proposé d’obtenir l’égalité de la force motrice en divisant un barillet sur sa hauteur et en y plaçant deux ressorts superposés, disposés de façon qu’on en obtînt un certain équilibre de force. Nous ne nous arrêterons pas à discuter la valeur de cette idée originale, à coup sûr, mais dont on saisira facilement les difficultés d’application.
1231. Un jeune horloger de Paris, Yiel-Robin, après avoir fait de longs essais, dans le but de rendre égale la puissance motrice d’un ressort moteur , proposait comme atteignant ce but la construction suivante: il plaçait sur l’un des fonds du barillet un bras élastique contourné selon une certaine courbe ( ab , figure 8, planche dix-septième) . L’extrémité de ce bras pénétrait par une ouverture (bc) dans le barillet pour aller se relier à l’extrémité du ressort moteur. Les deux ressorts, extérieur et intérieur, devenaient solidaires et représentaient assez bien, sur une grande échelle, le spiral coudé aujourd’hui en usage. Quand or. remontait le moteur, le point d’attachf se rapprochait du centre, selon une progression de marche et une direction déterminées par la courbure et la force élastique du bras supérieur ( Revue chronométrique, vol. IY et Y).
L’auteur nous affirmait l’égalité absolue de la force motrice, mais nous n’avons pu vérifier le fait. Même en faisant abstraction d’une complication plus grande des organes du barillet, il nous resterait à faire remarquer que cette égalité, si elle existait, ne pourrait subsister qu’à la condition de ne pas être sous la dépendance d’adhérences ou de frottements de lames, ce qui n’est guère facile à obtenir, et, si on ne l’obtient pas et que des adhérences ou frottements aient lieu, les effets ne peuvent plus être stables.