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HISTORIQUE DU PENDULE

En donnant un mouvement angulaire d’une faible amplitude au pendule libre, ses oscillations s’accomplissent, tout en diminuant d’étendue, dans des temps qu’à première vue Galilée affirmait être égaux. Il se trompait; la différence, pour être peu considérable dans les courtes oscillations, n’est pas moins réelle, et c’est Huyghens qui découvrit et démontra que les oscillations d’un pendule ne sont isochrones que lorsque son centre d’oscillation décrit une cycloïde.

On doit également à Huyghens la première application du pendule aux horloges (1657); mais il est juste de reconnaître que Galilée avait conçu l’idée de cette application, et avait même composé un échappement particulier dans ce but. Son fils, Vincent Galilée, soit qu’il n’ait, pas saisi la valeur de cette découverte, soit que des préoccupations d’un autre ordre l’en aient détourné, ne lui donna ni publicité ni suite.

1270. Les pendules compensateurs, c’est-à-dire ayant pour objet d’annuler les effets de contraction et de dilatation produits par les changements de température, sont de plusieurs genres.

Celui dit à mercure fut inventé par Graham. Il proposa celui dit à tringles ou à gril , réalisé par Harisson h Régnault imagina le pendule à contre-verge compensatrice, et Ellicott et Deparcieux composèrent les premières compensations dites à leviers, et dont on possède aujourd’hui une grande variété, beaucoup d’horlogers s’étant exercés en ce genre. Plus tard Varinge et Rivaz imaginèrent le pendule compensateur, qui est le plus communément appelé pendule à canon de Rivaz, et qui consiste en un tube de fer ou de cuivre dans lequel on introduit un autre tube de matière plus dilatable, et qui est arrêté à la base du premier. L’intérieur de ce second tube est occupé par une tige de fer fixée à son sommet, et dont le bas porte la lentille. Elle remonte quand la température s’élève, par l’effet de la plus grande dilatabilité du tube intérieur. Le système de Varinge a été décrit par P. Le Roy, et celui de Rivaz par Berthoud.

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