BALANCIER ANNULAIRE
taie, et tournant à frottement ferme sur le haut de la tige du pendule (fis- 73, p. 700).
On a compris, à l’inspection du dessin (en z et æ), que l’action des deux boules a lieu dans le même sens et avec une égale intensité, comme s’il n’y avait sur la tige qu’une seule boule d’un poids double, lorsqu’elles sont placées toutes deux dans un plan perpendiculaire au plan d’oscillation ( x ), tandis que si l’on ramène la barre en croix avec sa première position, c’est-à-dire si on la rend parallèle au plan d’oscillation (s), l’action de l’ensemble varie d’intensité suivant la position qu’elles occupent, et l’une ajoutant à l’action de l’autre, l’effet sur le pendule est fort différent d’une station à l’autre, mais ira en augmentant dans les stations intermédiaires.
Le prolongement du pendule au-dessus de son point de suspension permet de lui faire battre un plus petit nombre d’oscillations dans le même temps, c’est-à-dire d’avoir des oscillations aussi lentes qu’on veut; mais comme on est obligé alors de donner beaucoup de poids au curseur, ou de grandes dimensions à ce prolongement, en outre des inconvénients que ce système présente pour la suspension, la compensation et enfin pour l’exécution, il n’est qu’un acheminement à la transformation du pendule en fléau de balance, et devient de plus en plus, comme ce dernier, sensible aux variations de la force.
Il ne peut être employé dans l’horlogerie de précision à moins d’une base immuable), mais Maelzel lui a trouvé une application fort intéressante dans le métronome, instrument qui sert à battre la mesure musicale.