PENDULE PROLONGÉ
L’avantage qu’offre le curseur consiste en ce qu’on peut modifier la position du centre d’oscillation de quantités presque insensibles, par des déplacements assez grands et suffisamment appréciables du curseur.
Soit un pendule (fig. 72, p. 694), un curseur adapté ensuite en t rendra ses oscillations plus promptes; monté jusqu’en h il les rendra encore plus rapides. S’il arrive en g , point à déterminer vers le milieu du pendule, l’effet d’avance est maximum. Si on l’élève encore à une distance git égale à g h\ il produira la même marche qui résultait de sa présence en h. Donc si on le fait glisser au-dessus et au-dessous du point g, il produit les mêmes quantités de retard.
L’effet n’est pas proportionnel à la quantité du déplacement. Pour deux déplacements ascensionnels égaux en t et en h , si l’accélération est assez marquée pour t, elle est très-peu sensible pour h. L’effet est d’autant plus grand pour un même déplacement, que le curseur est plus éloigné de g. 11 convient donc de ne pas rapprocher la limite de son déplacement trop près de ce point g.
Le curseur est un accessoire fort utile pour achever le réglage des régulateurs astronomiques, mais il ne rendra que peu de services dans l’horlogerie commune, où les différences en vingt-quatre heures vont souvent bien au-delà de la correction qu’on peut lui demander. Son effet est noyé dans ces différences.
Des horlogers l’ont appliqué à des pièces ordinaires, et n’en ont pas obtenu ce qu’ils demandaient ; cela n’avait rien de surprenant. Ce qui l’est davantage, c’est la singulière conclusion que quelques-uns d’entre eux ont tirée de leur peu de réussite, lorsqu’ils ont écrit que : sans doute Huyghens s’était trompé!
lie pendule prolongé au-dessus de son centre «le s'otation.
1306. Si l’on prolonge la tige d’un pendule au-dessus de son centre de rotation, on produit un effet de retard, que la théorie explique très-bien, et il est d’autant plus marqué que cet appendice est plus chargé de matière. De là la possibilité de réduire le nombre des oscillations qu’un pendule accomplit dans un temps donné, en le prolongeant au-dessus du centre de rotation et en munissant l’appendice d’un curseur mobile.
M. de Prony proposait d’achever le réglage des pendules en adaptant à leur partie supérieure deux boules portées par une barre horizon-