NOTICE HISTORIQUE
masse; ie tout découpé dans un meme morceau de métal. Dans quelques anciennes pièces, le mouvement angulaire du folliot était borné par deux goupilles pouvant se déplacer, et c’était par leur éloignement ou leur rapprochement qu’on obtenait du retard ou de l’accélération dans la marche ; mais dans le plus grand nombre des vieilles montres que nous avons vues, nous avons rencontré un petit balancier circulaire fonctionnant exactement comme celui d’une montre à roue de rencontre actuelle lorsqu’on en enlève le spiral.
Un balancier se contractant par le froid et se dilatant par la chaleur, ses oscillations seront plus promptes par un abaissement de température, et vice versa. Pour remédier à cet inconvénient et à d’autres qui sont inhérents au spiral, etc., Harisson imagina une lame bis-métallique modifiant la longueur agissante du spiral par les changements de température.
Cette méthode fut condamnée par P. Le Roy comme étant la négation même du principe de l’isochronisme du spiral, et c’est alors que cet homme degénie formula les principes du balancier compensateur actuel. En consultant son texte et les figures qui l’accompagnent, on y rencontre trois dispositions :
1° Un balancier annulaire ordinaire ou deux masses mobiles opposées se déplaçaient par les changements de température sous l’action d’arcs de cercle bis-métallique, fixé par une patte sur la serge pleine.
2° Le balancier à serge bis-métallique et coupée, tel que ceux d’aujourd’hui à quatre bras et masses.
3° Enfin un balancier à serge d’un même métal et non coupée, portant en guise de masses deux petits thermomètres ajustés en sens opposé et produisant la compensation par la contraction ou la dilatation du mercure. Ce balancier était en outre pourvu de deux vis réglantes comme nos chronomètres modernes.
P. LeRoy s’arrêta, lorsqu’il construisit ses deux chronomètres, à cette dernière disposition, très-facile à réaliser, lui donnant sans contact, ni pression d’organes accessoires, un mouvement de compensation rectiligne; tandis que les deux autres, surtout si l’on considère les grandes dimensions du balancier, offraient de sérieuses difficultés d’exécution ».
1 P. Le Roy attaquait son balancier à la circonféience de l’anneau ; cette disposition a été critiquée à tort. Avant de songer à donner l’impulsion près du centre, il fallait