BALANCIER. — MOMENT D’INERTIE
Le chronomètre de P. Le Roy fut présenté au roi et à l’Académie des sciences en 1766, et le mémoire qui en contenait la description avait été remis à l’Académie en la même année. Il fut publié en 1770.
Deux ans plus tard, J. Arnold construisait sur les principes de P. Le Roy des chronomètres avec balancier compensateur, formé d’une serge bis-métallique coupée et pourvue de masses de compensation et de vis réglantes.
Les premiers balanciers compensateurs étaient fort difficiles à faire parce qu’ils étaient formés par deux lames métalliques ajustées et chevillées l’une sur l’autre par une multitude de petits rivets. Reaucoup de ceux qu’on peut voir encore dans des chronomètres de L. Berthoud et de A. Breguet sont de véritables chefs-d’œuvre d’exécution. Les plus remarquables ouvrages exécutés depuis ne les surpassent pas, comme délicatesse et précision de travail. Aujourd’hui on fond les deux métaux l’un sur l’autre.