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SPIRAL A PITON-RESSORT

planche vingt et unième) , au lieu de n’avoir qu’un point commun avec l’arc de cercle décrit du centre de ce spiral, se confonde avec la portion bb' de cet arc de cercle. Il en résulte que, lorsque le balancier entraîne a a7 dans la direction de a' en a, il rencontre moins de résistance qu’à son retour; parce qu’alors b b' s’arcboute pour ainsi dire plus directement contre l’action de ce balancier; d’où s’ensuit qu’il se produit entre l’oscillation ascendante et l’oscillation de retour des irrégularités incompatibles avec les conditions auxquelles on doit satisfaire d’après la loi des oscillations isochrones. (Consulter au mot Spiral le Deuxième Appendice .)

1411. Le spiral plat (lorsqu’il est assez long et suffisamment isochrone) est très-convenable pour les belles pièces civiles, et son emploi, quand le mouvement du balancier n’est pas trop étendu, est souvent préférable à l’usage du spiral coudé. Ce dernier est plus difficile à exécuter dans les conditions réclamées par l’isochronisme, l’acier de sa lame est forcé ou dénaturé au coude, et ce coude est en outre un obstacle à la propagation régulière du mouvement de flexion qui se complique sur ce point d’une tendance à la torsion.

Il serait bien aussi, dans les montres à ancre du commerce, de substituer au grand nombre de mauvais balanciers compensés, qui n’ont d’autres qualités que de se mettre hors d’équilibre par les variations de température, des balanciers ordinaires garnis de vis; ce qui permettrait de mieux approprier ces balanciers à la force motrice et à un spiral suffisamment isochrone pour l’usage civil.

Piton molîile. — Il agrandit les limites de Pisoclironismc du spiral plat.

1412. Le grand obstacle que l’on rencontre avec le spiral ordinaire tient à l’éloignement du centre du coq d’un de ses points d’attache ; ce qui oblige le corps du spiral à se jeter brusquement de côté par les vibrations de quelque étendue. Il se produit une déformation qui contrarie la progression du développement isochrone.

On peut combattre ce défaut en attachant le spiral non pas au coq, mais à l’extrémité d’un ressort droit fixé par une patte à la platine, tel que celui représenté figure 18 ( planche dix-neuvième). Ce dispositif est désigné sous le nom de ressort-piton ou bien de piton-mobile. Dans les vibrations du balancier le piton fléchit, et quand le spiral se ferme, sa tête se rapproche du centre, pour s’en éloigner quand le spiral s’ouvre. Cette disposition, due à MM. Young et Hardy, favorise dans des conditions assez larges le développement isochrone du spiral.

La difficulté est de rencontrer les dimensions exactes qui conviennent

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