ECART MAXIMUM
de la marche diurne, selon l’orientation du cadran
dans le plan vertical.
J er
degrés.
secondes.
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1 ]re
RÉGLAGE DE PRÉCISION
On fera bien dans les chronomètres de poche de se rapprocher, autant que les autres conditions auxquelles on doit satisfaire le permettront, de ce nombre de degrés; mais la portée vraiment importante de la démonstration de M. Phillips réside en ce point qu’elle fait voir que, par cette raison même que l’arc de 44 0° est le moins sensible au défaut d’équilibre, il faut faire les épreuves des positions sous des amplitudes qui s’éloignent notablement de 440°; autrement il pourrait arriver à l’horloger de croire à l’équilibre parfait d’un balancier qui cependant laisserait à désirer beaucoup sous ce rapport.
Écarts de l’isochronisme avec le temps.
1443. Les matières métalliques qui ont été travaillées, qui se frottent ou qui vibrent constamment, ont généralement besoin d’un certain temps avant d’arriver à un état sensiblement permanent. Une montre neuve qui vient d’être réglée, l’est rarement un an plus tard ; ce qu’on constate facilement en renouvelant les épreuves du réglage.
Généralement dans les pièces neuves l’isochronisme du spiral est déjà au bout de quelques mois partiellement annulé par les changements d’état, soit du spiral, soit des autres parties. Durant la première année ce spiral est assez souvent soumis à des effets de cristallisation par exemple (c’est du moins l’opinion du plus grand nombre), qui s’accusent par des progressions en avance dans la marche du chronomètre ; progressions qui cessent de se produire au bout d’un certain temps (1374). (Consulter le Deuxième Appendice.)
(Sur l’accélération donnée aux petites oscillations.
1444. Les anciens chronométriers ont constaté sur un assez grand nombre de montres marines, pourvues d’un spiral parfaitement isochrone, un petit retard avec le temps ; c’est-à-dire lorsque l’arc d’oscillation était réduit d’une certaine quantité. Ils attribuent ce retard à une perte d’énergie du spiral et à l’épaississement de l’huile; deux causes qui, d’après eux, rendraient plus lent, malgré l’isochronisme de ce spiral, le mouvement des peiites oscillations.
Une augmentation de résistance sur les pivots a, en effet, pour résultat de paralyser ou plutôt de masquer l’isochronisme : ce que l’on peut constater sur le plus grand nombre des chronomètres pourvus d’un spiral rigoureusement isochrone, en les faisant passer (avant qu’ils aient satisfait aux épreuves des positions) du plat au pendu ; ils retardent au pendu avec de plus petits arcs d'oscillation, et le retard est plus accusé au froid.