ÉTUVE POUR ÉPREUVES
dessin en est donné par la figure 9, planche vingt et unième (de h en b' l’étuve est représentée en coupe verticale).
Dans une caisse en bois bien close bb1 d’environ 2a à 30 centimètres de largeur et profondeur, ouverte au-dessous de b' et munie d’un couvercle en h, on place une boîte dd, encastrée par en haut dans la caisse et de façon à réserver tout autour de la boîte un espace aa. Cette seconde boîte est fermée par un couvercle c encadrant un carreau de vitre. Dans l’intérieur est placé un thermomètre et le petit tabouret t sur lequel on dépose les montres que l’on veut éprouver.
La caisse enveloppante est complètement fermée en zz par une feuille de tôle ou de zinc et au-dessous de cette plaque métallique une grosse vis en bois, taraudée dans la traverse y , porte un plateau sur lequel on met la lampe allumée qu’on peut ainsi élever ou abaisser à volonté. Le bas de la grande caisse est comme on l’a dit ouvert sur le devant ou les côtés, mais ne doit pas recevoir de courant d’air.
Le thermomètre misa l’intérieur de dd, est disposé de façon qu’en soulevant le grand couvercle h, on puisse lire ses indications à travers la vitre du couvercle c. Les chronométriers placent un thermomètre extérieurement et sa tige est recourbée pour que la boule puisse être logée à l’intérieur de dd ; mais l’ajustement de cette pièce exige des précautions et des soins dont on peut se passer dans l’usage ordinaire. ^
On voit que la boîte dd, isolée au milieu de la caisse bb', est com paiement enveloppée de l’air échauffé au simple contact de la plaque zz. On peut au besoin, ou par mesure de précaution, remplir l’intervalle vide entre les deux couvercles c et h par un coussin, et percer au bas de aa quelques petits trous à bouchons mobiles, si on craint des effets de dilatation, mais d’habitude cela n’est pas nécessaire.
Quelques horlogers se construisent une petite étuve formée de boîtes de ferblanc insérées l’une dans l’autre, et dans les conditions qui viennent d’être décrites. Cet appareil leur suffit, mais il ne faut pas oublier que le métal est meilleur conducteur de la chaleur que le bois.
A l'aide de ces indications tout horloger pourra se fabriquer une étuve à peu de frais; la modifier ou l’améliorer pour un réglage de haute précision, car le problème à résoudre est celui-ci : produire graduellement des températures plus ou moins élevées et demeurant ensuite constantes un laps de temps suffisant.
On se sert d’ordinaire d’une simple lampe à huile ; le plus souvent, quand l’étuve est petite une veilleuse suffit.
1463. La glacière pour les épreuves au froid se construit à peu près de même, sauf qu’on laisse le vide circulaire aa plus grand afin de pouvoir y placer une quantité suffisante de morceaux de glace pour envelopper complètement la boîte dd, qu’on fait préférablement en zinc.