RÉPÉTITION MODERNE
Voici la description de ce nouveau système.
L’étoile E (figure 1, planche dix-septième), au lieu d’être portée par le toutou-rien, est montée sur une broche fixée dans la platine.
La crémaillère N. dont le centre de mouvement est en n (et qui porte un doigt D pivotant sur une vis à collet), a un bras rapporté B, qui est noyé dans une creusure de la platine. La vis V, taraudée dans ce bras, traverse librement le corps de la crémaillière par une ouverture s’allongeant un peu sous la pièce D, et une goupille fixée perpendiculairement dans le corps de la crémaillière pénètre librement dans une autre ouverture rectangulaire ménagée dans le bras; elle est indiquée au pointillé en a. Ce bras pourrait ainsi exécuter un petit mouvement de l’avant à l'arrière, et alors la vis V ferait reculer le doigt D; puisque cette vis s’appuie par sa tête contre ce doigt, tandis que du côté opposé elle touche par son collet (du côté V) la paroi de l’ouverture par laquelle elle traverse le corps de la crémaillère.
La pièce r R s T, sur laquelle appuie l’extrémité du doigt D, remplace le tout-ou-rien ordinaire, et prend de cette circonstance le nom de ressorl-loutou-rien.
Il est facile d’expliquer maintenant le fonctionnement de l’ensemble.
L’entraînement du verrou, ou coulant de la boîte, fera tourner la crémaillère sur son centre n ; par son engrenage elle armera le ressort moteur de la répétition tout en faisant tourner en arrière le rochetdes heures C, jusqu’à ce que le. bras B rencontre le limaçon L. Le bras B reculera alors, appuiera sur le doigt D par la vis V, et ce doigt, pivotant sur son centre, pressera à son tour sur la pièce r R s T, qui cédera sous cette pression. Son extrémité T, en s’écartant vers la droite, dégage la pièce aux quarts, qui tombe, et l’effet de sonnerie a lieu.
Les fonctions des levées f, i,j, du rochet des heures, etc., ne diffèrent en rien de celles des mêmes pièces dans les répétitions ordinaires.
Nous croyons, sans cependant en avoir une certitude absolue, que les premiers essais des répétitions à étoile fixe ont été faits par Stagden. Le spécimen que nous donnons dans la planche dix-septième, et dont l’envoi nous a été obligeamment fait par M. Benoît, l’habile directeur de l’école de Cluses, n’offre que des différences de peu d’importance avec le dessin de la répétition de M. C.-H. Audemars que nous avons publié dans la Revue chronométrique , volume V. (Voir au Deuxième Appendice, ce spécimen modifié.)