COMPTEUR A POINTAGE
saisir en consultant les figures 7 et 8. Au devant du plan incliné v, se présente l’extrémité flexible latéralement, mais rigide de champ, du ressort rv.
L’aiguille des minutes, non représentée, s’adapte à un canon porté par l’axe g et sur lequel est ajustée une pièce découpée en cœur. L’aiguille des secondes est portée aussi par un canon chaussé sur l’axe central, représenté au pointillé et amplifié en l, fig. 9. A ce canon, sur lequel elle est ajustée, est rivé, à la partie inférieure, le cœur c (fig. 7 et 9). Il est garni en dessous d’un petit ressort frottant sur la portée de la tige centrale et assurant l’ajustement à frottement doux et assez ferme de l’aiguille de l’axe l.
Sur ce canon est chaussée très-librement une colonne creuse à embase, aa' , terminée en haut par une fourchette z (fig. 7 et 9). Une fine goupille traverse la fourchette de z en 2 (fig. 9), et cette goupille repose sur la partie flexible de l’aiguille pointeuse t. La colonne est maintenue constamment en l’air, par la résistance de cette aiguille.
11 résulte de ces différentes dispositions qu’une pression rapide exercée sur le poussoir, fait passer l’extrémité du ressort v sous la tête vn du ressort s, et opère ainsi le soulèvement de l’ensemble dsn, qui monte à la hauteur ji, (fig. 7). Sous la pression du poussoir, le ressort v est arrivé en x, laissant la tète d du ressort bd retomber instantanément et frapper sur l’embase de la colonne. Celle-ci fait fléchir l’aiguille t, qui traverse l’encrier et dépose un point noir sur le cadran, entre les divisions des secondes et au milieu d’un cercle blanc réservé.
Lorsque le doigt lâche le bouton, le ressort xr repousse en f le ressort n, et tous deux reprennent leur position de repos. On peut pointer coup sur coup, la main ayant moins de promptitude dans ses mouvements que le ressort. La petite colonne, si on la veut très-légère, peut être faite en aluminium.
La pièce M menée par un coulant, sert, l’opération terminée, à ramener à zéro les aiguilles des minutes et des secondes. Ses deux becs en pressant simultanément sur les cœurs les font tourner (puisqu’ils sont ajustés à frottement de ressort), jusqu’à ce que ces becs s’arrêtent au point de jonction le plus rapproché du centre des deux courbes formant le cœur.
Comparateur chronométrique de BI. Redier.
4475. Le principe de cet instrument repose sur le mouvement différentiel des deux derniers axes de deux corps de rouages supperposés.
Le rouage supérieur a son axe d’échappement au centre D d’une platine (fig. 76); cet axe, qui fait une révolution par seconde, porte un petit plateau muni de trois goupilles bien également espacées. Le dernier axe du rouage inférieur E porte un petit levier F, arrêté par une des goupilles du plateau, et lui échappant trois fois par seconde. On a ici exactement l’effet des montres à secondes à deux corps de rouages.
Mais voici la différence : les deux rouages sont enfermés dans une boîte représentée figure 77 et faite de telle façon que ses deux parties cylin- ( driques tournent l’une sur l’autre, et qu’on puisse adapter le rouage de D à la partie supérieure, et le rouage de F à la partie inférieure. La figure 7 ( planche dix-neuvième), quoiqu’elle se rapporte à une autre démonstration, fait nettement comprendre en F et P, comment la communication des deux rouages est établie.
Il résulte de cet ensemble de dispositions, et lorsque l’appareil marche d’accord avec un régulateur à secondes, que sans changer quoi que ce soit au rouage qui conduit le disque ou à celui qui conduit le levier F, si on déplace le centre de ce levier et. si un le transporte de E en I (fig. 76), le disque marchant dans le sens de la flèche, le dégagement du levier F sera retardé d’une quantité notable et les deux battements du régulateur et de l’instrument
COMPARATEUR CHRONOMÉTRIQUE.
ne coïncideront pins. Si le centre E est amené ainsi jusqu’en G, de m.anière à le déplacer juste d’un tiers de circonférence, les coïncidences se retrouveront, avec ce résultat remarquable que l’instrument sera en retard d’une seconde sur le régulateur. En continuant ainsi de faire tourner la position du centre E, on pourra faire retarder l’instrument de 2, 3, A, 5 secondes, etc.
Fig. 76.
Or, si le déplacement d’un tiers de circonférence fait retarder d’une seconde, le déplacement d’un sixième fera une demi-seconde, et enfin, le déplacement d’ufte quantité quelconque fera retarder la montre d’une quantité proportionnelle. Ainsi pour retarder la montre d’un dixième de seconde, E devra parcourir le dixième de E à G ; pour 3/10es, il devra être amené aux 3/10es de la distance de E à G, et ainsi de suite.
Fig. 77.
Si maintenant, au lieu de déplacer ce centre E vers le point G, on le déplace vers le point H, l’effet sera contraire et la montre avancera dans les proportions que nous venons d’indiquer.
Tel est le principe de l’instrument que son auteur appelle Comparateur chronométrique, parce qu’il sert principalement à donner rigoureusement la différence entre deux pendules ou chronomètres.
COMPARATEUR CHRONOMÉTRIQUE.
Voici quelques détails de sa construction :
La figure 77 représente l’ensemble de l’instrument.
! Le cadran porte trois divisions. La première concentrique à la boîte, sert pour la grande aiguille de secondes (X fig. A, planche dix-neuvième) . Une division excentrique marque les heures et les minutes comme une montre ordinaire (M, fig. A); enfin, une troisième division indique, par l’aiguille qui la parcourt (I, fig. A), l’angle parcouru par le centre du levier E, de la figure 76.
Nous avons vu que la boîte de l’instrument se compose de deux parties : l’une inférieure, l’autre supérieure. La première contient le mouvement ou le rouage chronométrique porteur du disque D, et la seconde, le rouage des secondes conduisant le levier F. Lorsqu’on veut mettre le comparateur en coïncidence avec un autre instrument, on fait tourner à droite ou à gauche la boite supérieure sur la boîte inférieure, jusqu’à ce qu’on obtienne la coïncidence cherchée. Si le comparateur différé de la pendule de 25 secondes et 7/1 <)es, il faudra faire huit tours de la boîte supérieure pour 24 secondes, un tiers de tour pour la vingt-cinquième seconde et 7/30cs de tour pour les 3/10"* de secondes.
Pour mesurer facilement ces quantités de déplacement, voici le mécanisme que l’auteur a adopté :
Sur la platine du mouvement inférieur est fixée une roue concentrique à la platine. Avec cette roue fixe, engrène une roue de même nombre pivotant dans la cage du rouage supérieur. L’axe I (fig. A, planche dix-neuvième ) est l’axe de cette seconde roue ; en sorte que chaque fois qu’on fera tourner d’un tour la boîle supérieure, l’axe I fera aussi un tour entier.
Si sur cet axe nous posons une aiguille, elle marquera tous les mouvements relatifs des deux boîtes, et si son cadran est divisé en 30, chacune de ces divisions représentera un dixième de seconde. Ce sont les fonctions dont nous parlions en commençant cette description. Mais pour faciliter la lecture des quantités de déplacement, il était bon de ramener à chaque opération l’aiguille ou l’axe 1 à zéro; sur cet axe est ajusté à frottement gras un canon porteur d’une courbe en cœur. Un poussoir P, tiré extérieurement et entraînant avec lui la grande pièce ME, vient par l’action de la saillie E presser sur celte courbe, et conduit naturellement l’aiguille à zéro.
On a fait deux objections à l’emploi de cet instrument : la difficulté de régler avec un échappement qui fait 36,000 vibrations par heure et ensuite l’insuffisance même de ce nombre de vibrations pour que le mouvement du disque approche du mouvement continu.
A ces objections on peut répondre : Moinet, dans son compteur de tierces, a fait battre non dix vibrations par seconde, mais soixante, et dit avoir obtenu un bon réglage, et de nos jours MM. Rozé ont utilisé le Comparateur Redier en lui en faisant battre 72,000 à l’heure, et nous ont affirmé en avoir obtenu un bon service
CALENDRIER PERPETUEL De SI. A. Rrocot.
147©. Parmi les nombreuses pièces du genre, nous arrêterons notrechoix sur la dernière disposition adoptée par M. A. Rrocot, qui s’est fait une juste réputation dans cette intéressante spécialité, et qui l’a enrichie sous ce titre : Calcul des rouages par approximation, d’un ouvrage estimé.
Les différentes parties üu mécanisme sont distribuées des deux côtés d’une même platine, vue du côté de la lace du cadran et de l’équation figure 2 [planche