‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 462 sur 553 · CALENDRIER PERPÉTUEL · texte numérisé non relu

CALENDRIER PERPÉTUEL

vingtième), et vue de l’autre côté, c’est-à-dire la platine retournée, dans la figure 1 ; qui nous montre les principales pièces servant à indiquer les jours de la semaine et la date du mois.

Les quatre lignes, parallèles deux à deux et ponctuées, indiquent les extrémités du même axe. On remarquera que les dimensions de la planche ont obligé à tenir le cadran de la figure A plus petit qu’il ne doit être.

L’axe A', figure 2 (même que A, fig. 1) porte l’aiguille du cadran des dates (fig. A); l’axe B' (le même que B), celle des jours de la semaine, et, enfin, l’axe C' (même que C) l’aiguille du cadran du mois. Le disque Z (fig. A) est monté sur L, et l’axe central reçoit la plus grande aiguille; celle du temps moyen.

La roue de semaine de 7 dents et la roue de quantième de 31 dents, sont maintenues dans leur position par deux rouleaux mobiles sur une vis à collet, occupant l’intervalle entre deux dents. Ils sont montés sur deux bras de levier que pressent des ressorts.

Le changement de quantième est produit par le mouvement de la grande détente Mm, menée par une goupille c, implantée dans une roue du rouage ou de la sonnerie du mouvement des heures; roue qui doit faire un tour en 24 heures. Sur la détente sont montés les deux grands cliquets H et G, qui sont maintenus en contact avec leurs deux roues, le premier par un ressort, le second par l’excès de pesanteur de son appendice qui fait contre-poids. Cet ensemble est représenté à part, figure 3.

Quand la détente Mm recule, dans la direction de la flèche, sous l’action de la goupille c, les cliquets H et G glissent d’une dent à la suivante, et leur bec tombe dans l’intervalle vide qui vient après. 11 s’ensuivra que, lorsque la détente échappera à la goupille c et retombera par son propre poids, les cliquets feront avancer d’une dent les deux rochets de 31 et de 7.

Comme tous les mois n’ont pas 31 jours, il est nécessaire que le rochet des quantièmes, saute en plus, 1, 2 ou 3 dents, dans les mois de 30, 29 ou 28 jours.

L’axe du rochet de quantièmes qui fait un tour par mois, porte en A' (figure 2) un pignon de 10 ailes qui engrène, par l’intermédiaire d’une roue de renvoi D, avec la grande de 120 dents, dite roue annuelle, puisqu’elle ne fait son tour qu’en un an. Son axe porte en C’ (fig. 2) l’aiguille indicative des mois et la courbe d’équation dont nous ne nous occupons pas en ce moment, et à son extrémité opposée, en C (fig. 1), une petite roue conduisant par engrenage une roue beaucoup plus grande et quatre fois plus nombrée ; par conséquent cette dernière fera un seul tour en A ans. Sur cette roue, dont les parties visibles sont ombrées sur le dessin, est fixé un disque VF échancré sur son contour par 20 entailles, autant qu’il y a, en quatre ans, de mois qui n’ont pas trente et un jours.

Les pleins du contour du disque répondent aux mois de 31 jours; les 10 entailles peu profondes aux mois de 30 jours; la grande cavité 6 au mois de février bissextil; elles trois autres numérotées 1, 2 et 3, encore plus profondes que b, aux autres mois de février.

La roue des quantièmes a une goupille i qui doit être placée devant la dent correspondant à la date 28 du mois. Sur la détente Mm, pivote une sorte d’équerre N n, portant relevée de champ à l’extrémité de son bras inférieur n une goupille o. Cette goupille s’appuie par l’effet du poids de l’équerre sur le contour du disque V et par conséquent pénètre dans les entailles quand elles se présentent devant elle. Il en résulte que le bras N est tenu à une certaine élévation en rapport avec le point d’appui de la goupille o, et qu’il redescend pendant le mouvement de droite à gauche de la détente Mn, puisque cette goupilie o reste constamment en contact avec le contour du disque, ou avec le fond d’une encoche.

Si la goupille o appuie sur les parties pleines du contour du disque, le

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